•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une première rencontre tendue entre Donald Trump et Angela Merkel

La chancelière allemande Angela Merkel a pris la parole auprès du président américain Donald Trump, à la Maison-Blanche.

Photo : Reuters / Joshua Roberts

Associated Press

À leur première rencontre à la Maison-Blanche vendredi, le président américain, Donald Trump, et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont tenté de faire abstraction de leurs fortes divergences.

Donald Trump a lancé, le sourire aux lèvres, qu'ils avaient au moins une chose en commun : avoir été espionnés par l'administration de Barack Obama. Il a ainsi voulu transformer cette lourde accusation en plaisanterie, une référence au scandale survenu en 2014 quant à la présumée mise sous écoute du téléphone cellulaire de Mme Merkel.

Cette dernière a gardé sa contenance malgré la maladresse diplomatique de son hôte.

Espionnage et Royaume-Uni

La Maison-Blanche a nié avoir présenté des excuses au gouvernement britannique vendredi, après avoir allégué que les services de renseignement du Royaume-Uni avaient espionné les communications du nouveau président Donald Trump à la demande de Barack Obama. Le porte-parole de l'administration Trump, Sean Spicer, a cité jeudi le réseau Fox News qui a déclaré qu'Obama a utilisé les services de renseignement britanniques. La Grande-Bretagne a réfuté ces allégations et les a qualifiées de « ridicules ». Lors du point de presse avec Angela Merkel, Donald Trump n'a pas voulu s'excuser; il s'est contenté de renvoyer la balle au réseau américain Fox News.

Lors d'une séance photo dans le bureau ovale, les deux dirigeants ne se sont pas serré la main.

Angela Merkel a pour sa part déclaré qu'il était « bien mieux de se parler l'un à l'autre que l'un de l'autre ».

Ils se sont entretenus à propos de l'OTAN, de la lutte contre le groupe armé État islamique, du conflit en Afghanistan, de même que de celui en Ukraine.

Ces discussions se voulaient un renouveau de leur relation, écorchée par les propos de Donald Trump lors de la course à la Maison-Blanche. En tant que candidat à la présidence, il avait souvent reproché à la chancelière de « ruiner » l'Allemagne en accueillant des réfugiés et des ressortissants syriens.

Le président a d'autre part refusé l'étiquette isolationniste qu'on lui accole souvent en Europe. Angela Merkel, tentant de se montrer plus conciliante, a reconnu que M.Trump se doit de défendre les intérêts des États-Unis.

La chancelière a quant à elle répété que le « succès des Allemands » va de pair avec l'unité de l'Europe. Elle semblait ainsi vouloir plaider en faveur de l'Union européenne face à M. Trump, qui avait appuyé le Brexit en plus de faire preuve d'un grand scepticisme par rapport aux traités de libre-échange multilatéraux.

Donald Trump, président des États-Unis 

International