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Le collège La Cité accusé d'antisyndicalisme par un syndicat

Le logo du collège La Cité, à Ottawa

La Cité reproche au Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario de perturber les classes.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO) dénonce ce qu'il qualifie de « tentatives d'intimidation » de la part du collège La Cité, à Ottawa.

Selon le SEFPO, une organisatrice syndicale a été expulsée du campus de La Cité, cette semaine, alors qu'elle incitait des professeurs contractuels à se syndiquer.

« Le droit fondamental de s'organiser, qui est garanti par la Charte canadienne des droits et libertés, a été nié à cette jeune femme, qui a été expulsée par deux fois, parce qu'elle tentait de parler à ses collègues et les encourager à adhérer au syndicat », a déclaré l'agent des communications du syndicat, Timothy Humphries.

L'organisatrice syndicale en question, Carole, qui préfère être identifiée seulement par son prénom, a raconté à Radio-Canada s'être fait dire qu'elle n'avait pas le droit de faire de « solliciation » sur les terrains du collège sans autorisation.

« Moi, je ne vois pas pourquoi on m'empêche de faire mon travail », a-t-elle dit, tout en soulignant que le SEFPO représente déjà les professeurs à temps plein de La Cité et que l'établissement d'enseignement est donc au courant de la campagne de syndicalisation menée auprès des employés contractuels.

Même si son syndicat dit dénoncer des « tentatives d'intimidation » de la part du collège et de sa présidente, Lise Bourgeois, M. Humphries a admis ne pas être au fait d'autres comportements antisyndicaux à l'endroit du personnel contractuel.

Le syndicat a organisé une séance d'information, vendredi, dans la cafeteria de l'établissement d'enseignement. L'activité visait à informer les membres du personnel scolaire de leur droit de joindre un syndicat.

Le SEFPO perturbe les classes, rétorque La Cité

Le ton est rapidement monté quand la responsable des communications de La Cité est arrivée au point de presse du SEFPO dans la cafeteria.

Elle a indiqué qu'elle n'avait pas été mise au courant de la tenue de l'activité et que les événements médiatiques du genre n'étaient pas les bienvenus sur le campus sans autorisation préalable.

« La Cité croit en la liberté de son personnel scolaire travaillant à temps partiel de prendre la décision qui lui convient le mieux quant à son adhésion, ou non, au Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario », a fait savoir dans un échange de courriels la gestionnaire des communications et relations publiques de La Cité, Pascale Montminy.

« Le hic [...] c’est que des solliciteurs du SEFPO entrent directement dans les salles de classe pour parler aux enseignants pendant qu’ils enseignent. Les cours sont alors perturbés », a-t-elle ajouté.

Le SEFPO réfute ces allégations. « Les membres du syndicat ne dérangent jamais une classe pendant un cours pour recruter de nouveaux membres », a indiqué un porte-parole dans un courriel.

Selon l'expert en gestion et en droit Gilles LeVasseur, la sollicitation syndicale est un droit reconnu. Il rappelle que les représentants syndicaux ont normalement le droit d'être présents sur un campus pendant les heures d'ouverture.

« L'important, c'est qu'on ne perturbe pas le fonctionnement du système, des classes, ou que ça porte atteinte à la sécurité des étudiants », a précisé celui qui enseigne à l'École de gestion Telfer de l'Université d'Ottawa.

D'après les informations de Florence Ngué-No

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