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Réunion publique à Halifax sur les contrôles policiers

Des résidents d'Halifax se demandent pourquoi les contrôles policiers visent plus souvent la communauté noire.

Des résidents d'Halifax se demandent pourquoi les contrôles policiers visent plus souvent la communauté noire.

Photo : Radio-Canada / CBC

Radio-Canada

Le chef de police d'Halifax, Jean-Michel Blais, a dû répondre à des questions difficiles, jeudi soir, au sujet des vérifications de routine, une pratique qui vise la communauté noire de façon démesurée.

Lors d’une discussion publique dans une bibliothèque du nord d’Halifax, Jean-Michel Blais a admis que les personnes noires sont contrôlées plus souvent que les personnes blanches et qu’il y a un manque de confiance entre la police et la communauté afro-néo-écossaise.

Il s’est engagé à changer la situation, mais des membres du public ont été déçus de ses réponses. « Beaucoup de personnes affirment qu’on doit examiner les problèmes structurels », affirme un professeur à l’Université Dalhousie, Isaac Saney. Mais il croit que la police doit aussi prendre des actions immédiates.

Conseils juridiques

Des étudiants en droit, membres du service d’aide juridique de l’Université Dalhousie, ont organisé la discussion publique. Ils voulaient d’abord aider les personnes afro-néo-écossaises à comprendre leurs droits lors des vérifications de routine.

Les organisateurs voulaient aussi que la police puisse connaître l’expérience de la communauté noire, dit l’étudiante Angela Simmonds. « Il faut que les policiers, pas seulement le chef Blais, entendent les conséquences de leurs pratiques sur des communautés minoritaires, en particulier sur les Afro-Néo-Écossais », dit-elle.

Une suspension des contrôles?

En janvier, une enquête de CBC a révélé des données provenant de la police régionale d’Halifax pour une période de onze ans, qui montrent que les personnes noires se font arrêter trois fois plus souvent pour des contrôles de routine que celles qui sont blanches.

Le chef de police d'Halifax, Jean-Michel Blais, a répondu à de nombreuses questions du public sur les vérifications de routine. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chef de police d'Halifax, Jean-Michel Blais, a répondu à de nombreuses questions du public sur les vérifications de routine.

Photo : Radio-Canada / CBC

Le service de police a indiqué qu’il analyserait ces données afin de déterminer si les contrôles de routine sont efficaces. La commissaire de police, Sylvia Parris, a pour sa part demandé une suspension de la pratique durant l’analyse des statistiques.

« On ne sait pas si ces vérifications servent vraiment à quoi que ce soit et si ça vaut la peine de continuer à les faire », dit-elle. « Donc, étant donné les conséquences négatives sur la communauté et étant donné qu’on a d’autres outils d’enquête, on devrait les laisser tomber. »

La police régionale d’Halifax précise qu’il s’agit d’un outil efficace dans la prévention des crimes et continuera de faire ces contrôles. L’analyste Christopher Giacomantonio a le mandat d’étudier les données. L’intérêt pour la question des vérifications de routine est si élevé qu’une association de femmes afro-néo-écossaises planifie une autre discussion du genre.

Avec les informations de CBC

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