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Des chercheurs canadiens se joignent à la lutte internationale contre le Zika

Photo du 12 février 2016 montrant Sophia, âgée de deux semaines et atteinte de microcéphalie, à Campina Grande, au Brésil
Photo du 12 février 2016 montrant Sophia, âgée de deux semaines et atteinte de microcéphalie, à Campina Grande, au Brésil Photo: La Presse canadienne / AP/Felipe Dana
Radio-Canada

Trois équipes de chercheurs canadiens collaboreront avec des chercheurs de l'Amérique latine et des Caraïbes pour étudier le virus Zika, ont annoncé jeudi les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) en partenariat avec le Centre de recherches pour le développement international.

Cela fait partie de l’investissement de 3 millions de dollars dans la recherche sur le virus octroyé par le ministère de la Santé du Canada en mai 2016.

Il s’agit de l’équipe du Dr Tom Hobman, de l’Université de l’Alberta, de celle du Dr Keith Pardee, de l'Université de Toronto, et de l’équipe de la Dre Beate Sander, de l'Agence ontarienne de protection et de promotion de la santé.

La propagation du virus Zika est une question de santé publique urgente dans de nombreux pays. Il n’existe aucun vaccin pour prévenir les infections par le Zika, qui peut causer des anomalies congénitales graves, ni de médicament pour les traiter.

Les équipes essayeront, entre autres, de comprendre la pathologie induite par le virus et de prévenir la transmission et la morbidité.

Cette initiative est cruciale pour aider à protéger les populations des Amériques et du Canada contre le virus Zika et d'autres maladies connexes, selon Jean Lebel, président du Centre de recherches pour le développement international.

« Ce virus insidieux a de graves conséquences pour les groupes vulnérables en Amérique latine, en particulier les mères, les enfants, et les populations urbaines pauvres qui ont un accès limité aux services de santé », a-t-il ajouté.

Selon le Dr Marc Ouellette, directeur scientifique de l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires des IRSC, les trois équipes de recherche ont le potentiel de jeter un nouvel éclairage sur le virus Zika et de sauver des vies.

« Elles pourront trouver des façons plus rapides de dépister l'infection, de déterminer les meilleures méthodes pour enrayer les moustiques qui propagent le virus et mettre au point des traitements efficaces contre le virus Zika », explique-t-il.

481 cas au Canada

Actuellement, 481 cas d'infection par le virus Zika ont été recensés au Canada. La plupart sont liées à des voyages, même si le virus peut également être transmis de la mère au fœtus et par voie sexuelle.

Le Zika peut engendrer de graves anomalies congénitales, comme la microcéphalie et des troubles neurologiques tels que le syndrome de Guillain‑Barré, une maladie rare où le système immunitaire de l'organisme attaque le système nerveux.

L'Agence de la santé publique du Canada recommande aux femmes enceintes et à celles qui envisagent de le devenir d'éviter tout voyage dans les régions des États‑Unis, comme la Floride, ou les pays où l'on a signalé la transmission du virus Zika par les moustiques.

Santé publique