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Les demandes d'aide médicale à mourir en hausse au Bas-Saint-Laurent

Un patient et un médecin

Un patient et un médecin

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

Les demandes d'aide médicale à mourir sont en hausse depuis les dernières semaines au Bas-Saint-Laurent, selon les données du Centre intégré de santé et des services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent.

Un texte de Laurence Gallant

Neuf personnes ont reçu l'aide médicale à mourir au Bas-Saint-Laurent de décembre 2015 à décembre 2016, et ces soins pourraient être prodigués à un plus grand nombre de personnes dans la prochaine année.

Cinq autres demandes avaient par ailleurs été formulées, mais elles ne répondaient pas aux critères ou n'ont pas pu être traitées à temps, avant le décès du patient.

Les demandes ont bondi au Québec dans les six derniers mois et le phénomène s’observe également au Bas-Saint-Laurent, depuis les Fêtes.

Le CISSS de Rimouski-Neigette

Hôpital de Rimouski

Photo : Radio-Canada

La directrice des soins infirmiers au CISSS du Bas-Saint-Laurent, Brigitte Fraser croit que le bouche à oreille est notamment en cause :

Les expériences qu'on a eues au CISSS du Bas-Saint-Laurent, c'est des expériences qui sont relativement positives, alors ce sont de belles histoires.

Brigitte Fraser, directrice des soins infirmiers au CISSS du Bas-Saint-Laurent

« Je pense que de bouche à oreille, les gens en parlent et c'est ce qui fait que probablement les gens font des demandes davantage », affirme Brigitte Fraser.

D'après les données obtenues par Radio-Canada, 461 personnes ont obtenu l'aide médicale à mourir au Québec entre décembre 2015 et décembre 2016.

Brigitte Fraser ne peut indiquer combien de médecins acceptent d’administrer l’aide médicale à mourir. Par contre, elle assure que le CISSS a l’obligation de trouver un médecin pour répondre à la demande d’un patient qui veut avoir accès à ce service.

C’est un choix qui est libre, éclairé, c’est un soin qui permet à la personne d’être accompagnée, mais aussi d’avoir un soulagement au niveau de ses souffrances physiques et mentales.

Brigitte Fraser, directrice des soins infirmiers au CISSS du Bas-Saint-Laurent

À la maison de soins palliatifs Marie-Élisabeth, notamment, la direction a décidé de ne pas offrir l’aide médicale à mourir dans leur établissement.

Le CISSS cherche à augmenter le nombre de soins à domicile pour les personnes en fin de vie.

Bas-Saint-Laurent

Santé