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La Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics entamera ses travaux en juin à Val-d'Or

Première conférence de presse de la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics du Québec : écoute, réconciliation et progrès
Première conférence de presse de la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics du Québec : écoute, réconciliation et progrès Photo: Radio-Canada / Vincent Desjardins

Les audiences de la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics du Québec : écoute, réconciliation et progrès commencera ses travaux au début du mois de juin à Val-d'Or.

Un texte de Félix B. DesfossésTwitterCourriel 

Écoute, réconciliation et progrès

L'étendue du mandat de la commission touche six services publics et 55 communautés autochtones, sans oublier ceux qui vivent à l'extérieur des communautés. Les premiers témoins qui seront entendus par la commission viendront faire un rappel de l'histoire des Premières Nations au Québec ainsi qu'une présentation des principales préoccupations des Autochtones dans la province.

« L'expression "écoute, réconciliation et progrès" résume très bien le mandat de la commission qui consistera, dans une première étape, à inviter, accueillir et écouter toutes les personnes en mesure de l'informer, de présenter des faits, des événements, des situations, des circonstances ou encore d'exposer des préoccupations concernant toutes formes de violence, de pratiques discriminatoires ou de traitements différents dans la prestation des services aux Autochtones du Québec visés par l'enquête », souligne le commissaire Jacques Viens.

Les services publics seront entendus

Les institutions publiques seront aussi invitées à présenter leur organisation et les services qu'elles rendent particulièrement aux Autochtones. Le procureur en chef, Christian Leblanc, explique qu'« après la partie enquête d'événements plus factuels qui nous seront rapportés par des personnes qui nous auront contactés, on sera appelés à demander aux services publics concernés s'ils ont des commentaires, des explications à [donner] et une fois que la preuve sera recueillie, l'équipe d'enquête, l'équipe de procureurs décideront de la preuve qui sera présentée devant le commissaire. »

Appel à d'éventuels participants

Les personnes qui voudraient témoigner ou être entendues par la Commission auront accès à une ligne téléphonique sans frais ainsi qu'à un site Internet leur permettant de signifier leur intention. Elles pourront demander un statut de participant et d'intervenant d'ici le 13 avril et l'audition des requêtes aura lieu le 27 avril.

Pour s'assurer que les Autochtones viennent témoigner, la commission a nommé Janet Mark, une enseignante autochtone de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Elle a d'ailleurs expliqué que son propre frère a vécu dans l'un des pensionnats autochtones pendant 11 ans. « Je crois sincèrement que le fait de retrouver une personne autochtone comme moi à la commission amènera un sentiment de sécurité et de confiance auprès des femmes, des hommes, des familles et des organisations autochtones. Je serai là pour faciliter la communication entre les Autochtones et le personnel de la commission », estime-t-elle.

La commission pourra se déplacer ailleurs au Québec. Elle prévoit que ses travaux s'étendront jusqu'au 30 novembre 2018.

Rencontre entre les commissions provinciale et nationale

Par ailleurs, des représentants de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (FFADA) sont aussi à Val-d'Or aujourd'hui pour rencontrer leurs homologues du Québec. Un dialogue entre les commissions d'enquête fédérale et provinciale sera établi pour la première fois.

Les deux partis prévoient discuter de leurs mandats respectifs afin de s’assurer à la fois d’une complémentarité et d’une indépendance.

L’avocate Fanny Wylde, nommée parmi les membres de l‘équipe qui préside la FFADA, sera sur place. Mme Wylde est originaire de la communauté autochtone de Pikogan, en Abitibi.

Avec les informations de Sandra Ataman, Jean-Marc Belzile et Karine Mateu

 

Abitibi–Témiscamingue

Politique provinciale