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Son nouveau décret anti-immigration bloqué, Trump veut faire appel

Donald Trump participe à un rassemblement à Nashville, au Tennessee.
Le président Donald Trump lors d'un rassemblement à Nashville, le 15 mars 2017. Photo: Reuters / Jonathan Ernst

Un juge fédéral d'Hawaï suspend le deuxième décret sur l'immigration de Donald Trump partout aux États-Unis. Le président a qualifié la décision d'« erronée » et a promis de s'adresser à la Cour suprême.

La suspension du décret est survenue quelques heures avant le début de l'application de la mesure, à minuit. Ainsi, encore une fois, un magistrat bloque cette directive controversée du président Trump, qui veut interdire l'entrée aux États-Unis des ressortissants de six pays à majorité musulmane.

Le juge Derrick Watson a accordé une injonction temporaire qui devrait retarder l'entrée en vigueur du nouveau décret anti-immigration du président Trump. Il a assuré que sa décision vise à éviter un « préjudice irréparable ».

M. Watson a soutenu que le décret comprend « des preuves significatives et non réfutées d'animosité religieuse ». Il se basait sur des affirmations du président américain concernant les musulmans, durant sa campagne électorale.

L'État d'Hawaï avait déjà manifesté son intention de contester le nouveau décret de l'administration Trump sur l'immigration.

La nouvelle version du décret sur l'immigration maintient l’interdiction d’entrer sur le territoire américain pour 90 jours pour les ressortissants de l’Iran, de la Syrie, de la Libye, du Yémen, de la Somalie et du Soudan. La mesure exclut toutefois les ressortissants irakiens et les personnes qui détiennent un permis de résidence ou un visa.

Ce texte devait être plus solide d'un point de vue juridique que la première mouture, présentée en janvier. Le nouveau décret a été rédigé après qu'un juge fédéral de Seattle eut bloqué la première version présentée par le président Donald Trump. Celle-ci avait suscité de nombreuses réactions et semé la confusion dans les aéroports.

La Cour fédérale d'appel de San Francisco avait par la suite validé cette suspension.

Réaction du président

Donald Trump a estimé qu'il s'agit d'un « abus de pouvoir sans précédent » de la part des magistrats, lors d'un rassemblement à Nashville, au Tennessee.

Du même souffle, il a promis d'aller devant la Cour suprême « s'il le faut ». « Nous allons gagner », a-t-il ajouté.

Le décret qui a été bloqué était une version édulcorée du premier qui avait également été bloqué par un autre juge et n'aurait jamais dû l'être.

Donald Trump, président des États-Unis

La Constitution, a-t-il dit, « donne au président le pouvoir de suspendre l'immigration lorsqu'il estime que c'est dans l'intérêt national ».

Donald Trump, président des États-Unis  

La Silicon Valley moins en verve sur le décret Trump

Apple, Alphabet, la maison mère de Google, et Facebook figurent parmi la soixantaine de sociétés high-tech qui semblent avoir renoncé à s'opposer au décret controversé de Donald Trump visant à interdire provisoirement l'entrée aux États-Unis de ressortissants de six pays à majorité musulmane et de la plupart des réfugiés.

Ces géants de la technologie ont décidé de ne pas appuyer l'action en justice visant à bloquer le nouveau décret du président américain.

Un document déposé devant une cour fédérale à Hawaï mardi pour le compte de sociétés de la Silicon Valley fait mention du soutien de 58 entreprises, soit moins de la moitié des 127 signataires d'un document similaire déposé devant une cour d'appel le mois dernier après la première version de l'ordonnance signée par Donald Trump.

Airbnb, Dropbox et Kickstarter figurent en revanche au nombre des sociétés ayant signé le nouveau document. Ce qui n'est plus le cas de Microsoft, eBay, Intel , Netflix et Twitter, qui avaient pourtant appuyé l'action en justice contre le premier décret.

Les groupes high-tech, qui embauchent généralement davantage d'employés qualifiés étrangers que d'autres secteurs de l'économie, ont été déterminants dans la lutte contre le décret anti-immigration.

Aucune explication n'a pu être obtenue dans l'immédiat sur la baisse du nombre de signataires contre le nouveau décret.

Robert Atkins, avocat au barreau de New York et coauteur du document contre le décret anti-immigration, estime cependant que d'autres entreprises auront l'occasion de se joindre par la suite à cette initiative tout au long de la procédure judiciaire. « Nous nous attendons à ce que le nombre de signataires augmente », a-t-il dit.

Uber Technologies prévoit de rejoindre la liste des signataires, selon un porte-parole de la société de services de voitures de transport avec chauffeur (VTC). Box, un service de stockage et de partage de fichiers, a dit n'avoir pas changé de position bien qu'il n'ait pas signé pour le moment le document judiciaire.

Une porte-parole de Twitter a réaffirmé la position du site de microblogage contre la première version du décret anti-immigration en janvier, mais a refusé d'en dire davantage. Une porte-parole de Facebook s'est également abstenue de tout commentaire.

Apple, Google, eBay, Intel, Microsoft et Netflix n'ont pas répondu dans l'immédiat aux demandes de commentaires.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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