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Les États-Unis menacent de quitter le Conseil des droits de l'homme de l'ONU

Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson

Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson

Photo : Reuters / Toru Haini

Associated Press

Le secrétaire d'État américain, Rex Tillerson, menace de mettre un terme à la participation des États-Unis au Conseil des droits de l'homme des Nations unies si celui-ci ne procède pas à des « réformes considérables ».

M. Tillerson s'est dit sceptique quant à la pertinence pour les États-Unis de faire partie d’un groupe qui comprend des pays comme la Chine, l’Égypte et l’Arabie saoudite, dont le bilan en matière de droits de la personne est peu reluisant.

Dans une lettre envoyée à huit organismes non gouvernementaux et dont l'Associated Press a obtenu copie, M. Tillerson n'a pas fixé d'échéance pour implanter ces réformes. Il a toutefois indiqué que les États-Unis poursuivraient leur participation pendant la session actuelle.

Le contenu de la lettre avait été dévoilé en premier par le magazine Foreign Policy.

« De nombreux républicains qui méprisent le Conseil veulent que les États-Unis y restent afin de miner les efforts de ceux qui sont obsédés par Israël et de ramener l’attention sur ceux qui ne respectent pas les droits de la personne. Il y en a toutefois d’autres qui sont d’avis que ce serait inutile et que cela gaspillerait des efforts diplomatiques », a dit un assistant républicain au Congrès, selon le magazine Foreign Policy.

Les huit organisations avaient écrit à M. Tillerson pour lui demander de maintenir l'engagement des États-Unis au sein du Conseil.

Le secrétaire d'État les a incitées à faire la promotion de ces réformes, ajoutant que ce serait « très utile ».

L’influence américaine

Les États-Unis critiquent depuis longtemps le Conseil des droits de l'homme, établi à Genève, parce qu’il se concentre beaucoup sur les actions d'Israël et qu’il compte parmi ses membres des pays qui ne respectent pas les droits de la personne.

Dans une missive datée du 9 février, les organisations ont souligné que depuis le début de l'engagement des États-Unis, en 2009, le pays a été « déterminant pour faire du Conseil un organisme plus efficace ».

Elles ont ajouté que le Conseil avait amorcé un virage. La proportion de séances consacrées à Israël a diminué « de façon importante » et les enquêtes indépendantes réclamées par le Conseil ont permis d'exposer de « sérieuses violations de droits de la personne » commises par la Corée du Nord, l'Iran, la Syrie et les groupes extrémistes comme le groupe armé État islamique et Boko Haram.

Les États-Unis ont fait deux mandats consécutifs au sein du Conseil des droits de l'homme de 2009 à 2015. Le pays a fait une pause d'un an comme l'exigent les règles et a été élu une fois de plus pour un mandat de trois ans en octobre 2016.

Lors de cette élection, la candidature de la Russie pour remporter un siège au sein du conseil de 47 membres avait été défaite. Parmi les membres du Conseil figurent plusieurs pays dont le bilan sur les droits de l'homme est loin d'être reluisant, dont le Burundi, le Congo, le Venezuela, la Chine, l'Arabie saoudite et Cuba.

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