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Le savoir-faire québécois à SXSW

Harold Dumur d'OVA devant la maison du Québec à Austin, durant le festival SXSW 2017.

Harold Dumur d'OVA devant la maison du Québec à Austin, durant le festival SXSW 2017.

Photo : Radio-Canada

Catherine Mathys

Cette année, une cinquantaine d'entreprises québécoises ont fait le voyage à Austin au Texas. Il s'agit de la délégation québécoise la plus importante à ce jour au festival South by Southwest (SXSW).

SXSW est un festival qui a lieu chaque année depuis 1987 et qui a acquis la réputation d’être un incontournable pour découvrir et discuter d’innovations technologiques. Avec ses trois volets (cinéma, musique et médias interactifs), la ville d’Austin est envahie par plus de 95 000 personnes pendant près de 10 jours. Le volet interactif est le plus fréquenté. Il a attiré 37 660 participants de 82 pays différents l’an dernier.

Le baptême de SXSW pour une entreprise de Matane

Radio-Canada est allée à la rencontre d’entrepreneurs québécois pour comprendre l’importance qu’occupe le festival dans leur parcours. David Beaulieu, de l’entreprise Fragment, en est à sa première expérience. Thanatologue installé à Matane, il est venu présenter un objet connecté qui permet de vivre son deuil autrement.

Pourquoi choisir de le faire à SXSW? « J’avais une idée que c’était une rencontre de créatifs, de gens du milieu des technologies et de la musique; je trouvais que ça donnait un mélange intéressant. On est venus très ouvertement dans le but d’ouvrir les discussions. Notre produit, c’est vraiment une histoire et on veut la raconter aux gens pour avoir du feedback. On veut voir si ça les touche. »

David Beaulieu de Fragment à la maison du Québec, Austin, édition 2017 de SXSW. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

David Beaulieu de Fragment à la maison du Québec, Austin, édition 2017 de SXSW.

Photo : Radio-Canada

Cette première présence porte déjà ses fruits parce que, si David Beaulieu avait des attentes pour SXSW, elles ont été rapidement dépassées grâce à des rencontres enrichissantes et une couverture médiatique à laquelle il ne s’attendait pas. Le site américain The Next Web, une des références dans le milieu, lui a consacré un article. « Pour le moment, on veut juste raconter une histoire et on sent qu’il y a une ouverture, une curiosité pour ça, ici. Les gens veulent entendre parler des histoires derrière la technologie. »

La force de frappe québécoise qu’on retrouve ici cette année est importante pour une jeune entreprise comme celle-là. « Les gens ont des parcours très hétéroclites à SXSW, mais ils passent toujours, à un moment donné, par le salon commercial. Ici, les gens ne sont pas blasés et, même s’il y a tellement de choses, ils sont vraiment intéressés. Planète Québec aide les gens à converger. »

L’effet très concret de SXSW

David Beaulieu surfe donc sur cette vague de SXSW en souhaitant qu’elle continue de porter ses fruits. Un autre entrepreneur, Harold Dumur de l’entreprise OVA spécialisée dans la réalité virtuelle et augmentée, connaît bien l’effet SXSW et le genre de répercussions qu’il peut engendrer. Revenu pour une deuxième année consécutive, il sait qu’une présence à Austin vaut son pesant d’or.

« Au CES [Consumer Electronics Show] de cette année, on était dans le kiosque de Dell à l’hôtel Venitian grâce à SXSW. J’ai rencontré le bras droit du dirigeant de Dell grâce à ma présence ici l’an dernier. » Même si le festival n’est pas le plus important pour le domaine plus spécifique de la réalité virtuelle et augmentée, il demeure incontournable. « Ne pas être présent envoie un mauvais signal. On n’est pas une entreprise publique, on n’est pas basés sur notre chiffre d’affaires, on est basés sur le fait d’être sur place. »

Ce festival est donc l’occasion de discuter et de se faire remarquer par les grandes marques et on y revient chaque année avec une stratégie différente. « L’an dernier, c’était pour avoir le contact avec les investisseurs en capital de risque, les partenaires stratégiques comme Dell, Google, etc. Cette année, c’est plus pour une visibilité continue, pour dire qu’on est là et qu’on revient encore plus fort. »

Harold Dumur profite lui aussi du regroupement des forces québécoises sous une même bannière. « Avec la maison du Québec qui est là, ça aide tellement à faire un effet de halo à travers les États-Unis. »

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