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Recherche de parents biologiques : les personnes adoptées devront attendre

Photo de famille

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Nouveau retard à Québec pour l'adoption du projet de loi 113 qui vise à faciliter la quête des origines pour les enfants adoptés ici.

Ils sont des milliers à attendre cette ouverture promise depuis plus de 10 ans et qui ne s'est jamais réalisée.

Le projet de loi 113 prévoit une période transitoire de 18 mois qui permettra aux parents biologiques d'inscrire un refus. Passé ce délai, si aucun refus n'a été exprimé, les enfants auront accès à leur dossier. Pour Alain Roy, président du Comité consultatif sur le droit de la famille à l'Université de Montréal, ce projet de loi même incomplet, ouvre une plus grande porte aux retrouvailles.

« Cette idée de retrouvailles, qu'on a souvent assimilées à un caprice, une curiosité déplacée, ou même un geste d'ingratitude envers ses parents adoptifs, aujourd'hui, on voit ça sous un autre angle », dit-il.

L'idée est de repenser l'adoption, longtemps calquée sur les dogmes de l'Église catholique.

« Le Québec a de la difficulté à assumer son passé. Réflexe normal de penser que mettre le couvercle sur la marmite va régler le problème, je trouve ça déplorable parce que le geste que les mères d'origine ont posé dans un contexte social, religieux, juridique complètement différent de celui qu'on connaît était noble. Il était digne, elles ont eu des enfants, elles ont confié ces enfants en adoption à une époque où il aurait été impossible de les garder », explique Alain Roy.

Mais l'étude de ce projet de loi, article par article, est maintenant prévue pour l'automne si tout va bien. Beaucoup de ces adultes qui espèrent cette ouverture depuis si longtemps craignent à nouveau d'être oubliés.

C'est le cas de Vincent. « Le temps passe vite, j'ai 56 ans. Ma mère à l'époque en avait 22, et mon père était encore beaucoup plus vieux, il avait plus de 30 ans. Alors, on n'a plus de temps, on n'a plus de temps. »

Avec les informations de Catherine Kovacs

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