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Des propriétaires de dépanneurs surmontent l’apprentissage du français

Un couple propriétaire d'un dépanneur à Québec

Les propriétaires d'un dépanneur à Québec suivent des cours de francisation pour mieux communiquer avec leurs clients.

Photo : Radio-Canada / Marie-Maude Pontbriand

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une quinzaine de propriétaires de dépanneurs d'origine chinoise de la région de Québec ont reçu mardi un certificat de francisation après avoir suivi un programme de l'Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec (AMDEQ) pour les petites entreprises.

Le programme a été développé en 2012 par l'AMDEQ, qui voulait soutenir l’intégration de ses membres d’origine chinoise, dont le nombre ne cessait d'augmenter, mentionne Yves Servais, directeur général de l'Association.

« Il y a 4, 5 ans, lorsqu’on visitait les détaillants ou les dépanneurs qui étaient achetés par des Chinois, on faisait face à la barrière de la langue, donc on s’est demandé ce qu’on pouvait faire en tant qu’association pour essayer de faciliter la francisation des détaillants », mentionne-t-il.

C'est ainsi que l'Association a créé un programme de francisation avec la collaboration du ministère de l'Immigration. Des propriétaires de dépanneurs, mais aussi d’autres petites entreprises comme des motels, se sont inscrits volontairement aux cours.

« Il y a de l’intérêt pour améliorer leur francisation, s’intégrer plus facilement, dialoguer en français avec leurs fournisseurs, leurs clients, c’est important et c’est important aussi de dire aussi aux Québécois qui fréquentent ces commerces d’essayer de les aider pour qu’ils améliorent leur français », fait valoir M. Servais.

Défi de taille

Steeve Mercier, enseignant de français et de linguistique, salue la persévérance des personnes qui participent aux ateliers après de longues heures de travail dans leurs commerces. Le défi est de taille pour les Chinois dont la structure de la langue est très différente de celle du français, dit-il.

« C'est beaucoup plus simple le Chinois, ils n'ont pas de conjonction de subordination, pas de déterminant, pas d'accord verbal, pas d'accord adjectival, il faut qu'ils apprennent tout ça. »

Jian Zhang a justement surmonté cet apprentissage. Maintenant diplômée du programme, la propriétaire d’un dépanneur depuis 2007 est très enthousiaste face à la francisation. Elle envisage d’ailleurs de redonner au suivant en obtenant un diplôme universitaire dans le cadre d’un retour aux études.

« Un jour, quand je serai retraitée, je voudrais enseigner le français pour enseigner dans d'autres pays, peut-être en Chine », dit-elle.

En tout, 70 des 250 membres de l'Association des marchands dépanneurs et épiciers dans la région de Québec sont d'origine chinoise.

D'après les informations de Marie-Maude Pontbriand

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