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Les combats acharnés à Mossoul-Ouest amplifient l'exode des civils

Des familles quittent le quartier Nablus alors que l'offensive des forces irakiennes débute dans l'ouest de Mossoul.
Des familles quittent le quartier Nablus alors que l'offensive des forces irakiennes débute dans l'ouest de Mossoul. Photo: Getty Images / Ahmad al-Rubaye/AFP
Reuters

Des combats sont en cours à Mossoul entre les troupes irakiennes et les djihadistes du groupe armé État islamique (EI) pour le contrôle d'un pont sur le Tigre, sur fond d'exode des civils quittant les quartiers de la partie ouest tout juste reconquis.

L'avancée des unités de réaction rapide, les forces qui dépendent du ministère irakien de l'Intérieur, a été ralentie lundi par la pluie, mais de violents affrontements ont repris mardi, avec pour enjeu le « Pont de fer », l'une des cinq structures qui enjambent le Tigre.

Les troupes sont parvenues à une centaine de mètres du Pont de fer, mais ont été ralenties par les tirs de tireurs embusqués dans les immeubles, a dit à Reuters un porte-parole de l'armée.

Les forces gouvernementales ont également progressé dans certains quartiers de l'ouest de la ville, dernier gros bastion urbain de l'EI en Irak. « Nos forces ont réussi à reprendre leur progression au cœur de la vieille ville, maintenant que le temps s'est amélioré, et elles ont pu s'emparer de la rue de la Corniche, sur la berge », a affirmé le porte-parole.

Il est essentiel que nos forces conquièrent la berge et empêchent les djihadistes de contourner nos forces qui progressent.

Porte-parole de l'armée
Syrie : l'engrenage de la guerre 

Les troupes irakiennes s'attendaient à prendre le contrôle du Pont de fer et des abords avant la fin de la journée. « La prise du pont contribuera à resserrer l'étau autour des combattants de l'EI retranchés dans la vieille ville », a déclaré le porte-parole.

Ce pont relie la vieille ville de Mossoul à la partie est de la ville, qui est déjà aux mains de l'armée irakienne. Si le Pont de fer est repris, les forces irakiennes contrôleront trois des cinq ponts sur le Tigre. Tous ont été endommagés par des dynamitages ou par des frappes aériennes menées par la coalition internationale.

Charrettes à bras chargées d’enfants

Les troupes irakiennes ont annoncé durant le week-end être entrées à l'intérieur de la vieille ville, où se trouve la mosquée où le dirigeant de l'EI, Abou Bakr Al-Baghdadi, a proclamé en juin 2014 un « califat » s'étendant sur de vastes zones du nord de l'Irak et de l'est de la Syrie.

Les combats se déroulent dans la vieille ville maintenant, mais c'est dur, car les rues sont étroites.

Un soldat blessé

Depuis le déclenchement de l'offensive sur Mossoul, les forces irakiennes ont, avec l'appui de la coalition internationale, repris la partie est ainsi que 30 % de la moitié ouest, les djihadistes étant dépassés en nombre, mais défendant avec acharnement leur dernier gros bastion irakien.

Sur fond de combats, un flot constant de civils quitte les quartiers ouest, emportant des valises, des bouteilles d'eau et d'autres effets personnels. Certains tiraient des charrettes à bras chargées d'enfants ou de personnes âgées.

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Les soldats faisaient monter ces déplacés à bord de camions rangés sur l'axe routier Mossoul-Bagdad, d'où ils devaient être conduits vers des centres d'accueil. « Nous avons fui à cinq heures du matin (2 h GMT) après l'arrivée de l'armée. Les pilonnages effectués par l’EI sont intenses », a déclaré un enseignant, Hamid Hadi.

Quelque 600 000 civils sont pris au piège dans les quartiers toujours aux mains des hommes de l'EI dans Mossoul. Ces quartiers sont coupés des autres territoires encore sous le contrôle des djihadistes, en Irak et en Syrie, par l’armée irakienne.

Plus de 200 000 habitants de Mossoul ont été déplacés depuis le déclenchement des opérations en octobre, dont plus de 65 000 ont fui au cours des 15 derniers jours, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). « Plus nous progressons, plus il y a des gens qui fuient », a déclaré un officier irakien. « Il y a plus de gens qui fuient cette partie de la ville parce qu'il n'y a pas de vivres [...] là-bas », a-t-il ajouté.

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