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Infirmier, une profession plus dangereuse que policier, dit un syndicat

Image d'une vidéo réalisée pour la campagne « Violence. Not part of the job » lancée par le Syndicat des infirmiers et infirmières de la Colombie-Britannique.

Image d'une vidéo réalisée pour la campagne « Violence. Not part of the job » lancée par le Syndicat des infirmiers et infirmières de la Colombie-Britannique.

Photo : bcnu.org/YouTube

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Syndicat des infirmières et infirmiers de la Colombie-Britannique (BCNU) s'inquiète de l'augmentation spectaculaire du nombre de blessures liées au milieu de travail et souhaite en faire un enjeu électoral.

L’organisme a lancé une campagne intitulée « Violence. Not part of the job » (la violence n’est pas sur notre contrat) afin de sensibiliser l’opinion publique sur les incidents violents touchant particulièrement les infirmiers et infirmières. Dans le cadre de cette campagne, les Britanno-Colombiens sont invités à remplir un court formulaire sur le site du syndicat pour interpeller les autorités provinciales de la santé, et ce à deux mois des élections.

Selon un rapport de Worksafe BC, le taux global de blessures provenant de violences au travail a augmenté de 50 % entre 2006 et 2015. Parmi ces agressions, 40 % touchent des infirmiers et infirmières, affirme Gayle Duteil, présidente du syndicat. « Les travailleurs de la santé sont plus susceptibles d’être blessés que les policiers. Ça n’a aucun sens », commente-t-elle.

En moyenne, 26 infirmiers et infirmières sont violemment blessés chaque mois en Colombie-Britannique, indique BCNU dans un communiqué de presse. L’organisme réclame du personnel de sécurité formé 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 ainsi que des sanctions plus fortes envers les agresseurs.

Des discussions sont en cours avec le ministère de la Santé, d’après Gayle Duteil. « Qu’ils forment le prochain gouvernement ou l’opposition, les décideurs politiques ont la responsabilité de s’assurer que nos infirmiers et infirmières sont en sécurité. Il s’agit d’un enjeu électoral pour le syndicat », affirme-t-elle.

Les élections provinciales auront lieu le 9 mai prochain.

Avec des informations de Farrah Merali.

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