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Theresa May obtient le feu vert pour entamer la procédure de divorce avec l’UE

La première ministre britannique, Theresa May, lors d'un sommet européen à Bruxelles, le 9 mars 2017.
La première ministre britannique, Theresa May, lors d'un sommet européen à Bruxelles, le 9 mars 2017. Photo: Reuters / Dylan Martinez

Les deux chambres de Westminster ont donné leur accord final au Brexit en approuvant le projet de loi autorisant le gouvernement à enclencher le processus de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE). Quelques heures plus tôt, la première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, annonçait sa volonté de tenir un deuxième référendum sur l'indépendance de l'Écosse. Une demande que Londres s'apprête à rejeter.

En deuxième lecture, la Chambre haute a finalement approuvé le texte permettant à la première ministre, Theresa May, de démarrer les négociations avec Bruxelles.

Dans un premier temps, la Chambre des lords avait suggéré deux amendements au projet de loi. Le premier, qui visait à protéger les trois millions de citoyens européens vivant au Royaume-Uni, a été balayé par le Parlement lundi par 335 voix contre 287.

Le second conférait au Parlement un droit de vote sur l'accord final entre Londres et Bruxelles. Les députés l'ont également rejeté par 331 voix contre 286.

Le texte initial est donc revenu à la Chambre haute et a aussitôt été entériné.

Un pas de plus vers le Brexit

Cette nouvelle étape donne à Theresa May le pouvoir d’invoquer l’article 50 du traité de Lisbonne, qui encadre la sortie d’un pays de l’UE.

La première ministre britannique pourrait le faire d’ici la fin du mois, alors que l’Union européenne célébrera le 60e anniversaire du traité de Rome.

Les dirigeants des 27 autres États membres pourraient se réunir le 6 avril pour un sommet visant à définir des « lignes directrices » des négociations qui devraient durer deux ans.

La facture du Brexit sera un des dossiers épineux de ces négociations. Bruxelles pourrait exiger jusqu'à 60 milliards d'euros aux Britanniques, un montant correspondant aux engagements déjà pris par Londres en ce qui concerne sa contribution au budget européen.

Le sort des Européens installés outre-Manche pourrait aussi poser problème. Theresa May refuse de garantir leurs droits avant d'avoir obtenu des assurances semblables pour les 1,2 million de Britanniques résidant dans les pays de l’Union européenne.

L’Écosse « à la croisée des chemins »

Plus tôt lundi, avant même le résultat du vote à Londres, la première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a annoncé son intention de tenir un deuxième référendum sur l’indépendance, à la fin 2018 ou au début 2019.

La chef du Parti national écossais (SNP) a du même coup fait savoir qu’elle demanderait au Parlement écossais l'autorisation de réclamer l'accord du gouvernement britannique pour lancer la procédure, dès la semaine prochaine.

Mme Sturgeon soutient que le peuple écossais a le droit de choisir entre « un Brexit dur » et la possibilité de vivre dans un pays indépendant.

Le Brexit aura un impact profond sur notre avenir et nous n’avons pas eu le contrôle sur cette décision. Il ne serait pas correct de suivre un chemin que nous n’avons pas choisi. C’est au peuple écossais de décider.

Nicola Sturgeon, première ministre écossaise

La première ministre indépendantiste a également rappelé que les Écossais avaient voté à 62 % contre le Brexit.

Son gouvernement a ensuite publié une proposition dans laquelle il mentionne qu’il autoriserait l’Écosse à demeurer un membre du marché unique européen si le Royaume-Uni quittait bel et bien l’Union européenne.

Mais la première ministre Theresa May serait sur le point de refuser la demande de Nicola Sturgeon.

Plus tôt aujourd'hui, elle a affirmé qu’une deuxième consultation, après celle de septembre 2014, serait un « facteur de division » et créerait « une énorme incertitude économique au pire moment possible ».

Mme May a aussi accusé le parti souverainiste écossais de penser davantage à ses intérêts qu'à ceux du peuple, qui a déjà dit non à l’indépendance à 55 % en 2014.

Avec les informations de Reuters, BBC, et Agence France-Presse

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