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Pourquoi la STO a-t-elle suspendu le vice-président du syndicat des employés?

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Des autobus de la STO laissent entrer des passagers à Rivermead.

Photo : Radio-Canada / CBC/Giacomo Panico

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Deux jours après l'envoi d'un avis de suspension sans salaire au vice-président de la section locale du Syndicat uni du transport (SUT) et à l'aube d'une nouvelle ronde de négociations, le syndicat accuse la Société de transport de l'Outaouais (STO) de l'attaquer. Mais est-ce bien le cas?

Guy Gosselin serait suspendu pour une période de trois jours sans salaire relativement à son implication dans une manifestation dans les bureaux de la STO. Les faits allégués remontent au 11 janvier, soit avant que la grève ne soit officiellement déclenchée.

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Gilles LeVasseur, professeur de gestion et de droit à l'Université d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Selon le professeur de droit et de gestion à l'Université d'Ottawa Gilles Levasseur, il est possible de justifier ce délai de deux mois si l'enquête sur le comportement de l'employé nécessite de récolter de la preuve, des témoignages et d'autres justifications pertinentes. Toutefois, la STO doit expliquer clairement pourquoi elle a pris autant de temps avant d'imposer une sanction.

« Il faut être capable de bien éclaircir tout le débat à savoir pourquoi on a pris tant de temps. Deux, est-ce que c'est dans le cadre d'une activité de négociation? Sinon, alors, qu'est-ce qu'on veut lui reprocher et quelles sont les conséquences futures », a soulevé M. Levasseur.

D'après M. Gosselin, la STO lui reproche des gestes qui sont survenus durant une manifestation où lui et des collègues seraient montés aux bureaux des ressources humaines pour montrer leur soutien au président du syndicat, qui avait une rencontre disciplinaire à ce moment.

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Le vice-président du local 591 du Syndicat uni du Transport, Guy Gosselin

Photo : Radio-Canada

Le syndicat soutient avoir fait une manifestation pacifique. Du côté de la direction, on n'a toujours pas commenté l'affaire. On ignore toujours les détails précis de ce qui s'est produit le 11 janvier. Or, pour le syndicat, recevoir cet avis deux mois après les faits et à quelques jours d'une rencontre de négociations est perçu en quelque sorte comme une attaque.

« Ce n'est pas compliqué, on voit très bien que la Société de transport veut s'en prendre au syndicat [...] Puis là, on voit que suite à ce qui se passe à la STO, c'est vraiment le syndicat qui est visé », a jugé le président de la section locale du SUT, Félix Gendron.

Aucun élu municipal n'a retourné nos appels. Le syndicat tiendra une assemblée avec ses membres mardi et les deux parties doivent se rencontrer au milieu de la semaine.

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