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Hémodialyse : « Ça suffit les paroles, il faut du concret! »

Un appareil d'hémodialyse

Un appareil d'hémodialyse

Photo : Radio-Canada / ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les patients aux prises avec des problèmes rénaux jugent que la volonté du gouvernement du Québec d'améliorer l'accès aux traitements d'hémodialyse est insuffisante.

Un texte de Léa Beauchesne

De passage dans l'est cette semaine, le ministre de la Santé Gaétan Barrette a souligné que son ministère travaille à l'amélioration des services d'hémodialyse en Gaspésie.

Des propos qui s'ajoutent à ceux qu'a tenus le premier ministre du Québec la semaine dernière. Philippe Couillard avait souligné qu'il était plus que temps de régler le problème de l'hémodialyse dans la région.

Cyril Gibeault est le seul hémodialysé à domicile en GaspésieAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cyril Gibeault est le seul hémodyalisé à domicile en Gaspésie

Photo : Radio-Canada / Léa Beauchesne

Pour les patients, il faut maintenant passer de la parole aux actes. Cyril Gibeault, qui a mené une longue lutte pour pouvoir s'administrer ses traitements d'hémodialyse à partir de son domicile de Sainte-Anne-des-Monts, affirme que c'est trop peu, trop tard.

C'est plus que temps qu'ils s'intéressent à nos régions! C'est trop long. Il faut qu'ils se dépêchent!

Une citation de : Cyril Gibeault, hémodialysé à domicile

Il aimerait que le gouvernement installe les équipements nécessaires dans les hôpitaux gaspésiens afin que les malades puissent y suivre leur traitement de manière autonome ou semi-autonome. « Ça coûterait moins cher puis en attendant d'avoir une vraie unité, ça aiderait beaucoup! »

Autres réactions

En ce moment, le seul hôpital en Gaspésie qui offre le service d'hémodialyse est celui de Chandler. Certains patients doivent parcourir des centaines de kilomètres plusieurs fois par semaine pour recevoir leurs traitements, qui durent chaque fois plusieurs heures.

Gui-Gabrielle Boulay Fortin, une jeune femme de 24 ans de Gaspé greffée d'un rein, a dû déménager à Rimouski il y a deux ans pour suivre ses traitements d'hémodialyse. Elle se dit heureuse de voir que le gouvernement pense à améliorer l'accès au service, mais rappelle que ça prendra du temps.

Je suis contente pour les personnes qui vont avoir besoin de services d'hémodialyse dans un avenir plus ou moins rapproché. Évidemment, on ne veut pas se réjouir trop vite. On va le croire quand on va le voir.

Une citation de : Gui-Gabrielle Boulay Fortin, greffée
Gui-Gabrielle Boulay FortinAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Gui-Gabrielle Boulay Fortin

Photo : Radio-Canada

Gui-Gabrielle Boulay Fortin croit qu'en attendant l'implantation d'un nouveau service externe d'hémodialyse en centre hospitalier, Québec pourrait ajouter des places à l'hôpital de Chandler ou encore créer une unité de soins mobile.

Un meilleur accès à l'hémodialyse à domicile

Même si Cyril Gibeault a obtenu la formation et l'équipement pour être autonome, il continue sa lutte pour l'amélioration des soins de santé.

Après la création d'une pétition, il vient maintenant d'envoyer une lettre au premier ministre Philippe Couillard, lui demandant de créer un centre de formation à Rimouski pour les traitements en hémodialyse.

Cela permettrait aux malades de l'Est du Québec d'avoir un meilleur accès à la formation afin qu'ils puissent s'administrer eux-mêmes leurs traitements.

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