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La STO suspend pour trois jours le vice-président du syndicat

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Le vice-président du local 591 du Syndicat uni du Transport, Guy Gosselin

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Société de transport de l'Outaouais (STO) a informé vendredi le vice-président du Syndicat uni du transport (SUT) à Gatineau, Guy Gosselin, qu'il serait suspendu pour trois jours, sans solde.

M. Gosselin a reçu le 10 mars une lettre de son employeur lui reprochant un comportement « inacceptable » qui « ne peut être toléré par la Société ». « Ces fautes graves se veulent une récidive des faits qui vous étaient reprochés dans la lettre du 23 décembre 2016 », peut-on aussi y lire.

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Une photo de la lettre de la STO adressée au vice-président du syndicat.

Photo : Radio-Canada / Facebook

D'après M. Gosselin, la STO lui reproche des gestes qui sont survenus le 11 janvier dernier, soit avant que la grève soit déclenchée. Suite à une manifestation devant les bureaux de la Société de transport, lui et des collègues seraient montés aux bureaux des ressources humaines pour montrer leur soutien au président du Syndicat, qui avait une rencontre disciplinaire à ce moment.

« On est monté en haut de façon pacifique, on scandait seulement de respecter l’exécutif syndical en place et puis il ne s’est rien passé de plus que ça. On n’a rien cassé », a rapporté M. Gosselin.

Pour intimider le syndicat

Pour M. Gosselin, la façon de faire est du « gros n'importe quoi ». « Si vraiment tu veux discipliner ton employé, tu ne peux pas attendre deux mois pour lui envoyer une lettre pour lui dire ­''ce n’est pas correct ton comportement, change le dès maintenant'' », a-t-il jugé.

Selon lui, cette action de la STO pourrait être une tentative d'intimider le Syndicat.

« Quand tu suspends un membre de l’exécutif syndical pour des choses mineures comme ça, est-ce que ça démontre que la STO veut vraiment avoir une entente négociée avec le syndicat? »

— Une citation de  Guy Gosselin, vice-président du syndicat des chauffeurs et des employés d'entretien de la STO

Une vingtaine de personnes ont aussi reçu un avis disciplinaire, d'après Félix Gendron, président de la section locale du SUT. Pour M. Gendron, c'est un signe que le syndicat est clairement visé par le transporteur public.

« On voit très bien que la société de transport veut s'en prendre au syndicat », croit M. Gendron. « M. Carpentier [le président de la STO, NDLR] a déjà dit qu'il voulait ma tête. »

Dans une publication datant de vendredi sur la page Facebook de la section locale du Syndicat uni du transport (SUT), on peut lire : « Une autre suspension pour votre v-p. On se rapproche d’une entente, go STO go! » Le message est suivi d'un émoticône et de la mention « sarcastique ».

Au début du mois, la STO avait rejeté la forme d'arbitrage suggérée par le médiateur, mais avait formulé une contre-proposition pour poursuivre les rencontres en arbitrage. Le Syndicat avait déploré cette position.

Une assemblée du Syndicat aura lieu mardi et une rencontre entre les deux parties est prévue mercredi.

Contactée par Radio-Canada, la porte-parole de la STO a refusé de commenter l'affaire.

Avec les renseignements d'Estelle Côté-Sroka et Jérémie Bergeron

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