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Six ans après Fukushima, des centaines de Japonais rentrent chez eux

Des fleurs et des bougies ont été déposées le long des 500 kilomètres de côtes des régions touchées par la catastrophe.

Des Japonais se recueillent devant le squelette du bâtiment du quartier général de prévention des catastrophes de Minamisanriku, où 43 travailleurs sont morts.

Photo : Associated Press/ Kyodo New / Muneyuki Tomari

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Six ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon provoquée par un important séisme suivi d'un tsunami, plusieurs centaines de ses résidents s'apprêtent à rentrer chez eux.

Depuis novembre, les personnes qui se sont enregistrées auprès des autorités ont le droit de passer une nuit en ville. Les restrictions seront totalement levées à la fin mars pour certaines parties de la ville de Namie et de trois autres villes.

Une soixantaine d'employés s'affairent dans l'hôtel de ville de Namie, largement intact, pour préparer le retour d'anciens habitants.

Environ 53 % des habitants ont toutefois affirmé ne plus vouloir y retourner, selon un sondage du gouvernement publié fin septembre.

Située à 4 km de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi, la municipalité est la localité la plus proche du cœur de la tragédie.

Les habitants se sont dits préoccupés par les risques d’irradiation ou la sécurité de la centrale en cours de démantèlement, une opération qui doit durer 40 ans.

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Des policiers procèdent à des opérations de recherche à Tomioka dans la région de Fukushima.

Photo : La Presse canadienne / Koji Harada/Kyodo News

« Les jeunes ne reviendront pas. Il n'y a ni emplois ni éducation pour les enfants. »

— Une citation de  Yasuo Fujita, un ancien habitant qui tient un restaurant à Tokyo

Namie, qui comptait 21 500 habitants avant le séisme et le tsunami dévastateurs du 11 mars 2011, s'est vidée.

Yasuo Fujita ajoute n'avoir aucune envie de vivre près d'un lieu de stockage du sol contaminé, qui est désormais systématiquement retiré par les services de nettoyage.

Dans la localité voisine de Tomioka, la persistance de la radioactivité ne permet pas le retour des habitants.

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La premier ministre du Japon, Shinzo Abe, se recueille lors des commémorations du sizième anniversaire de la tragédie de Fukushima.

Photo : Reuters / Koji Sasahara/Pool

Commémorations

Des foules se sont recueillies entre autres à Sendai, à Ishinomaki, à Rikuzentakata et à Minamisanriku samedi pour souligner le sixième anniversaire de la pire catastrophe depuis Tchernobyl en 1986.

Des milliers de personnes ont déposé en silence des fleurs et des bougies le long des 500 kilomètres de côtes des régions touchées par la triple catastrophe.

À la suite du séisme et du tsunami du 11 mars 2011, 18 446 personnes ont péri ou disparu. L’accident de la centrale nucléaire a forcé le déplacement de 123 000 Japonais.

Une minute de silence a été observée dans tout le pays, au moment précis où a eu lieu le tremblement de terre de magnitude 9, qui a déclenché une gigantesque vague meurtrière.

Une cérémonie officielle en présence de Shinzo Abe s'est tenue à Tokyo. Le premier ministre du Japon a promis de « prendre soin tant des esprits que des corps » des personnes touchées et de « développer les régions touchées, dans le respect de leurs besoins ».

De nombreux déplacés ont cependant reproché aux autorités de presser le retour des résidents dans les régions contaminées afin de rendre la situation plus propice à la venue des Jeux olympiques de Tokyo en 2020.

« Nous ne sommes pas responsables de l'accident de la centrale nucléaire. Nous ne faisons que demander aux autorités de prendre des mesures pour aider les personnes évacuées, mais elles ne le font pas. Je ne peux accepter cela et je ne comprends pas pourquoi nous devons nous trouver dans cette situation si difficile », a lancé Miyako Kumamoto, du Comité de liaison des organisations de victimes de la catastrophe nucléaire, lors d'une conférence de presse avant les commémorations.

Elle demande la poursuite des aides financières et une reconnaissance du statut des victimes.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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