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Le nombre de centenaires triplera au Québec d’ici 10 ans

Les centenaires tripleront au Québec d'ici 10 ans.
Radio-Canada

Si les gains d'espérance de vie se maintiennent, il y aura trois fois plus de centenaires au Québec d'ici 10 ans, révèlent des projections démographiques.

L’an dernier, le nombre de centenaires était évalué à près de 1800 au Québec. Près de 90 % d’entre eux étaient des femmes. Les centenaires devraient être près de 5000 en 2026, précise la démographe Chantal Girard, de l’Institut de la statistique du Québec.

« La population des centenaires est celle qui va augmenter le plus rapidement au cours des prochaines années », note Mme Girard.

Deux raisons expliquent ce phénomène. « La première, c’est qu’on est de plus en plus nombreux, explique la spécialiste, qui ajoute que l’espérance de vie s’améliore et les gains se font à des âges de plus en plus élevés. »

Les générations les plus nombreuses étant nées entre 1957 et 1959, le nombre de centenaires devrait atteindre un pic un peu avant 2060.

 

L’Institut de la statistique du Québec souligne qu’une personne née il y a 100 ans, soit en 1917, fait partie du 2 % de sa génération à pouvoir souffler 100 bougies.

La démographe Chantal Girard explique que, si le progrès dans les conditions de mortalité se poursuit au même rythme que lors des dernières années, près de 20 % des citoyens nés en 2016 pourraient porter le titre de centenaire.

Soins à domicile

Le chercheur du Centre d'excellence du vieillissement de Québec, Philippe Voyer, affirme que devant ces changements démographiques, les gouvernements doivent investir massivement dans les soins à domicile.

Selon le chercheur, le temps d’attente en hébergement – qu’il soit question du réseau public ou du réseau privé – pourrait être sévèrement touché si rien n’est fait. « On ne sera pas capable d’absorber cette demande parce que [la qualité de] nos services à domicile est trop faible actuellement », souligne-t-il.

« Si on se compare à ce que fait l’Australie, l’Espagne ou la France pour le soutien à domicile, on a encore beaucoup à faire », affirme-t-il.

Société