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Du sang, des sacres et de la testostérone; les durs à cuire de Goon de retour

Seann William Scott dans « Goon : le dernier des durs à cuire »

Seann William Scott dans « Goon : le dernier des durs à cuire »

Photo : Les Films Séville

Helen Faradji
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Digne héritier de Slap Shot, le film Goon a donné en 2011 un nouveau souffle à la « comédie canadienne » sur grand écran. Même si le métier de dur à cuir au hockey professionnel est plus que jamais remis en question, Jay Baruchel revient avec une suite, Goon : le dernier des durs à cuire.

Au départ, l’équipe devait être la même : Seann William Scott, Marc-André Grondin, Alison Pill et Liev Schreiber dans les rôles principaux, Jay Baruchel et Evan Goldberg au scénario et Michael Dowse à la réalisation.

Mais après le désistement de ce dernier, c’est Jay Baruchel qui, jusqu’ici avait réalisé un court métrage (Edgar and Jane en 2002) et un épisode de la série Trailer Park Boys, a pris les commandes.

« En fait, c’est mon rêve depuis que j’ai 9 ans!, raconte le comédien et réalisateur. Ma mère me disait souvent qu’être sur les plateaux en tant que comédien était la meilleure école pour apprendre à réaliser. Dans ma tête, ça fait 25 ans que je suis à l’école! »

 

Si de l’aveu même de Jay Baruchel, cette suite est plus inspirée de Rocky 2 que de la comédie culte de hockey Slap Shot (« Slap Shot, c’est le film de nos pères. Ils nous l’ont montré, on l’a aimé, mais ça n’a plus vraiment rapport avec le monde et le hockey d’aujourd’hui. »), le film lui a aussi permis d’assouvir son goût pour l’épique.

En littérature et au cinéma, c’est ce que je préfère. Il y avait beaucoup de personnages, de l’action, une douzaine d’équipes à coordonner. Et je gardais en tête l’idée que le résultat devait être conséquent. Je me rappelle quand j’étais jeune, on allait au cinéma avec mes parents et il y avait cette idée que si tu achètes un billet, tu vas avoir quelque chose en retour : c’est supposé être un spectacle!

Une citation de : Jay Baruchel
Jay Baruchel sur le plateau de tournage de « Goon : le dernier des durs à cuire »Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jay Baruchel sur le plateau de tournage de « Goon : Le dernier des durs à cuire »

Photo : Les Films Séville

C’est même, à son avis, de ce cadre épique grandiose et de sa rencontre avec l’univers plutôt bas de plafond de ces joueurs de hockey que naît la spécificité, à la fois drôle et attachante, de Goon. « On a tourné en 2,39:1 en pensant le film pour le grand écran. Je voulais que ce soit coloré, vif, grand, car le mariage avec le langage vulgaire, maladroit, punk rock de ces gars-là me paraissait vraiment attirant. Tout comme le contraste entre l’image des joueurs de hockey, des mâles alpha, puissants, et leur façon de communiquer, beaucoup plus humble, quotidienne, qu’ils tirent du milieu de travailleurs dont ils sont souvent issus. Et je n’ai pas beaucoup vu ça au cinéma avant non plus! »

Marc-André Grondin dans une scène de « Goon : le dernier des durs à cuire »Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marc-André Grondin dans une scène de « Goon : Le dernier des durs à cuire »

Photo : Les Films Séville

Lorsqu’on fait remarquer à Jay Baruchel que les scènes de bagarre sur la glace font penser à des scènes d’arènes romaines et de combats de gladiateurs, il s’enthousiasme. « C’est exactement ce que je voulais! »

Pour moi, Le dernier des durs à cuire, c’est Ben Hur rencontre les Trailer Park Boys.

Une citation de : Jay Baruchel

Et si le film se targue de vouloir au moins ouvrir la discussion sur la violence au hockey, le réalisateur avoue également que son portrait assez sanglant des aventures de cette équipe vient d’abord de ses choix esthétiques.

J’ai pensé le film comme un opéra. Et ces moments plus violents faisaient donc partie de cette conception. Bien sûr, on veut toujours que le plus de monde possible aime le film. Mais je préfère faire un choix comme celui-là, quitte à ce que cela déplaise à certains. Cela dit, je crois vraiment que notre film ne glorifie pas la violence, mais la romanise. Si quelqu’un sort du film en ayant le goût de se battre, il sera passé à côté de notre propos.

Une citation de : Jay Baruchel

Goon 2 : le dernier des durs à cuire prendra l’affiche le 17 mars.

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