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Émissions polluantes : un système de plafonnement et d’échanges pour l’Atlantique?

Des cheminées industrielles polluantes

Des cheminées industrielles polluantes

Photo : Getty Images / Alexander Hassenstein

Radio-Canada

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, affirme que les autres provinces de l'Atlantique s'intéressent au système de plafonnement et d'échange des droits d'émission de gaz à effet de serre que sa province veut créer.

Stephen McNeilAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil.

Photo : Radio-Canada

Ses commentaires ont suivi le dévoilement, cette semaine, d’un rapport sur différents modèles de systèmes de plafonnement et d’échanges, l’option privilégiée par la Nouvelle-Écosse pour se conformer à la tarification du carbone qu’Ottawa imposera à compter de l’an prochain.

« Nous avons entrepris des discussions avec les autres provinces [de l’Atlantique] pour voir si nous pourrions rendre [ce système] régional, a déclaré Stephen McNeil. Nous partageons avec elles le contenu de nos négociations à ce jour et de nos discussions futures. »

Un système de plafonnement et d’échanges impose une limite d’émissions de gaz à effet de serre aux entreprises. Les entreprises qui réussissent à abaisser leurs émissions en deçà des quotas fixés obtiennent des crédits qu’elles peuvent vendre sur un marché du carbone à celles qui ne réussissent pas à respecter leurs quotas.

La Nouvelle-Écosse compte distribuer des crédits d’émissions à ses entreprises gratuitement pour éviter de leur imposer un fardeau financier trop lourd.

« Cela évitera de nuire à la compétitivité [...] des entreprises et leur donnera le temps d’investir dans l’efficience et d’adopter de nouvelles technologies », peut-on lire dans le rapport sur les options.

Le Nouveau-Brunswick indécis

Le Nouveau-Brunswick n’a pas encore choisi entre une taxe sur le carbone et un système de plafonnement et d’échanges des droits d’émissions, les deux grandes options qui permettent de réduire les émissions de CO2.

Le ministre de l'Environnement du Nouveau-Brunswick, Serge Rousselle.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le ministre de l'Environnement du Nouveau-Brunswick, Serge Rousselle.

Photo : ICI Radio-Canada

Le ministre néo-brunswickois de l’Environnement, Serge Rousselle, avait ouvert la porte à un système de plafonnement et d’échanges régional lorsque son gouvernement a dévoilé son plan d’action sur les changements climatiques, en décembre dernier.

« Nous devons tenir compte de ce que nos voisins font, avait-il déclaré. Mais, en définitive, nous devrons trouver la solution qui est la meilleure pour notre province. »

Louise Comeau, du Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick, dit qu’il serait difficile pour une petite province de créer son propre système de plafonnement et d’échanges puisqu’il doit y avoir une masse critique d’acheteurs et de vendeurs d’émissions pour qu’une bourse du carbone fonctionne adéquatement. Pour fonctionner dans un système de plafonnement et échanges, Louise Comeau estime que le Nouveau-Brunswick aurait intérêt à collaborer avec d'autres provinces, ou même avec la Nouvelle-Angleterre.

Selon elle, la Nouvelle-Écosse est présentement dans une situation avantageuse parce qu'elle a déjà coupé une bonne partie de ses émissions de CO2 grâce à sa politique énergétique. Dans un système de plafonnement et échanges, son plafond est donc déjà beaucoup plus bas que celui du Nouveau-Brunswick.

Quand à Megan De Graaf, écologiste qui travaille avec les Forêts communautaires internationales, la province pourrait se joindre au marché du carbone californien. Le Québec et l'Ontario font déjà partie de ce marché, le plus gros marché du carbone au monde.

« Ça donnerait l'opportunité à nos régions rurales et nos propriétaires de lots boisés à accéder à des marchés auxquels ils ne peuvent pas présentement accéder », explique-t-elle.

Une taxe sur le carbone à l'Î.-P.-É.?

L’Île-du-Prince-Édouard n’a pas non plus arrêté son choix. Un porte-parole du gouvernement MacLauchlan a confirmé cette semaine que la province participait à des discussions régionales sur un système de plafonnement et d’échanges.

Le bureau provincial des changements climatiques recommande toutefois, dans des documents dont CBC a obtenu copie, une taxe sur le carbone, parce qu’elle « peut être adoptée rapidement en utilisant le système administratif existant de taxation des carburants ».

En décembre dernier, le premier ministre MacLauchlan a déclaré en Chambre que la solution qui sera retenue n’augmentera pas le fardeau fiscal des Prince-Édouardiens et qu’elle sera accompagnée d’investissements dans l’efficacité énergétique, particulièrement pour les familles à faible revenu.

T.-N.-L. : une taxe temporaire sur l'essence pourrait devenir permanente

Une file d'attente devant une station-service de Terre-Neuve, mercredi.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'entrée en vigueur d'une taxe spéciale sur l'essence à Terre-Neuve avait provoqué une ruée vers les stations service en juin dernier.

Photo : ICI Radio-Canada/Stefan Theriault

À Terre-Neuve-et-Labrador, le ministre de l’Environnement Perry Trimper disait en janvier qu’une des options envisagées par sa province serait de convertir - du moins en partie - la taxe temporaire de 16,5 ¢ le litre d’essence, imposée en juin dernier comme mesure de lutte contre le déficit, en taxe permanente sur le carbone.

Avec les informations de CBC

Nouveau-Brunswick

Environnement