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La survie des langues autochtones au coeur d'un forum à Whitehorse

Plusieurs personnes forment une ronde en se tenant les mains.

Le déclin de l'apprentissage et de la rétention des langues des Premières Nations est au coeur des préoccupations d'environ 60 personnes réunies à Whitehorse, au Yukon.

Photo : Radio-Canada / Mike Rudyk

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une soixantaine de personnes ont réfléchi sur les moyens de préserver les langues autochtones au Yukon lors d'une rencontre du Conseil des Premières Nations du territoire (CYFN) réuni à Whitehorse.

Durant deux jours, les participants au forum Voice for Change (Voix pour le changement) ont tenté de trouver des solutions au déclin du tutchone du Sud.

Selon le chef de la Première Nation Aishihik, Steve Smith, il y a une différence entre apprendre une langue et la parler tous les jours : « C’est un petit groupe de personnes qui parlent le tutchone du Sud comme langue maternelle : cela fait une grosse différence de l’avoir appris à la maison et l’apprendre sur les bancs de l'école ».

Pour sa part, Sean Smith, membre de la Première Nation Kwanlin Dün et organisateur de la rencontre, raconte qu’une des propositions principales était de miser sur l’apprentissage « naturel » des langues autochtones.

Plusieurs sessions de remue-méninges ont également eu lieu pour déterminer les faux pas et les histoires à succès qui permettent de maintenir en vie les langues autochtones.

« Une des premières clés, c’est le désir », soutient Sean Smith. « Pourquoi les gens veulent-ils apprendre une langue autochtone? Est-ce important pour chacun d’entreprendre l’apprentissage de la langue? »

M. Smith explique qu’un des objectifs de la rencontre était de créer ce qu’il appelle une « chaîne positive », ce qui voudrait dire que les gens qui connaissent la langue l’utilisent, plutôt qu’une « chaîne négative », où les gens qui apprennent la langue finissent par ne jamais l’utiliser.

Il croit qu’inculquer la langue aux plus jeunes est au cœur de la survie de la langue.

D'après un reportage de Mike Rudyk

 

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