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Le patron de l'Agence de l'environnement met en doute le consensus scientifique sur le climat

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

Le nouveau secrétaire de l'Agence américaine de l'environnement (EPA), Scott Pruitt, ne croit pas que le dioxyde de carbone soit le premier responsable du réchauffement climatique.

Le secrétaire a fait cette déclaration jeudi sur le réseau américain CNBC en ajoutant qu’il y avait beaucoup de désaccords à ce sujet et qu’il était nécessaire de continuer d’en débattre.

Ses remarques contredisent les conclusions de sa propre agence sur les gaz à effet de serre. Le site de l'EPA rapporte en effet que le dioxyde de carbone est le « premier gaz à effet de serre qui contribue au récent réchauffement climatique. »

Les propos de Scott Pruitt ont scandalisé des scientifiques, mais d’autres, comme la professeure Katharine Hayhoe, de l’Université technique du Texas, n'ont pas été étonnés. « Ce n’est pas une surprise pour quiconque suit ce que dit publiquement ce républicain », a-t-elle déclaré à la BBC. « Les compressions budgétaires à l’agence vont affecter des programmes irremplaçables, et cela aura un impact réel sur la santé des personnes », a-t-elle ajouté.

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a « déterminé que l'accroissement des émissions de CO2 était la principale cause du réchauffement, suivi par le méthane, les gaz halogénés et le protoxyde d'azote dont les concentrations ont résulté principalement des activités humaines », précise le professeur de sciences atmosphériques au Massachusetts Institute of Technology (MIT) Kerry Emanuel.

Le météorologue Eric Holthaus a, lui, estimé sur Twitter que M. Pruitt « devrait démissionner », car ses positions « mettent directement en danger notre sécurité ».

Scott Pruitt a longtemps été un détracteur de l’agence dont il a désormais la responsabilité.

L’ex-procureur général de l'Oklahoma a engagé ou rallié 14 poursuites contre l'Agence pour bloquer diverses politiques, notamment celles visant à forcer les centrales électriques au charbon à réduire leurs émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre.

Scott Pruitt a également dénoncé jeudi le « mauvais accord » de Paris sur le climat.

« L'accord de Paris aurait dû être géré comme un traité, il aurait dû passer par une validation au Sénat. C'est inquiétant », a-t-il déploré.

Donald Trump, président des États-Unis  
Avec les informations de Agence France-Presse, et BBC News

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