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La C.-B. défendra son bois d'oeuvre, mais veut éviter une longue bataille judiciaire

Une usine de bois d'oeuvre

Une usine de bois d'oeuvre

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'envoyé spécial de la Colombie-Britannique pour négocier une entente sur le bois d'oeuvre avec les États-Unis soutient que la province est prête à se battre pour défendre son industrie forestière, mais qu'elle ne veut pas s'empêtrer dans une longue bataille judiciaire.

David Emerson a abordé le sujet lors d'une rencontre à Washington cette semaine avec des délégués commerciaux, des sénateurs et des représentants de l'Association des constructeurs d'habitation (National Association of Homebuilders).

« Nous ne négocions rien, mais nous préparons le terrain, et j’ai laissé entendre à ceux que j’ai rencontrés que la Colombie-Britannique, ainsi que le reste du Canada, n’était pas friande de s’engager dans un processus long et coûteux », a expliqué David Emerson. « Nous souhaitons une résolution basée sur les faits et de manière raisonnable ».

Il a décrit sa rencontre d’une heure avec le sénateur de l’État de l’Oregon et l’un des défendeurs principaux de la coalition du bois d’œuvre des États-Unis, Ron Wyden, comme « épineuse ».

Un litige peu souhaitable

La coalition qui représente les producteurs de bois d’œuvre aux États-Unis a demandé en novembre dernier au ministère du Commerce et à la commission de commerce international des États-Unis de limiter les importations de bois d’œuvre canadien.

Le groupe avance que le Canada subventionne de manière indue l’industrie du bois, ce qui nuit à l’industrie américaine. David Emerson a indiqué ressentir l’impact de l’entrée en fonction de l’administration de Donald Trump. Il soutient qu’il n’est donc pas le temps de parler négociations.

« C’était un bon voyage, mais l’administration en place est loin d’être stabilisée », explique-t-il.

David Emerson rencontrait cette semaine à Ottawa la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, ainsi que le représentant du Québec aux États-Unis, Raymond Chrétien.

L’entente sur le bois d’œuvre entre le Canada et les États-Unis a pris fin le 12 octobre 2015.

Selon la première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark, environ 40 % des communautés rurales de la province dépendent de l’industrie du bois d’œuvre qui crée plus de 60 000 emplois directs.

Selon David Emerson, un litige serait nuisible aux deux économies.

« Un litige créerait des contraintes artificielles sur l’offre de bois qui aura un impact positif que pour quelques barons de l’industrie et quelques propriétaires de scierie, désavantageant les travailleurs et les consommateurs américains », croit M. Emerson.

Avec les informations de La Presse canadienne

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