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Les Québécois auront accès à leur dossier médical en ligne d'ici la fin de 2017

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Les Québécois pourront consulter leurs données cliniques numérisables en ligne d'ici la fin de l'année, de la même façon qu'ils le font pour leurs données bancaires.

« D’ici la fin 2017, les gens auront accès à leurs données », a confirmé jeudi le ministre de la Santé du Québec, Gaétan Barrette, en entrevue à Radio-Canada. Un simple mot de passe suffira pour y accéder.

« Dans un premier temps, on va mettre en ligne ce que nous avons dans notre base de données, à savoir tout ce qui est laboratoire, radiologie, allergies, médicaments, et même éventuellement, le renouvellement des médicaments et des prescriptions », a-t-il précisé.

Grâce à ce nouvel outil, les diabétiques qui se font faire des prises de sang dans des établissements de santé pourront par exemple suivre l’évolution de leur taux de sucre dans le temps, a illustré le ministre Barrette.

Des études universitaires, réalisées notamment à l’Université de Montréal, démontrent que « plus les gens sont impliqués dans la gestion de leur maladie, quand ils en ont, mieux c’est », souligne-t-il.

C’est le principe du patient partenaire, le principe de permettre à la population qui a un problème de santé d’être un participant actif à l’évolution et à la gestion de sa maladie. Je pense que c’est un virage important.

Gaétan Barrette

Jusqu’à nouvel ordre, seules les données numérisables seront accessibles, ce qui exclut les notes manuscrites des médecins.

« Il n’existe pas dans le monde des notes écrites qui sont numériques. On a de la numérisation, des formats PDF, mais ce n’est pas, par exemple, comme une donnée de laboratoire qui, elle, sort en mode numérique », a expliqué le ministre Barrette. « On peut la numériser, mais ce n’est pas du tout le même format. Ça, c’est plus complexe, plus lourd en terme informatique. »

Québec n’envisage cependant pas de permettre aux gens de mettre ces données sur des clés USB, comme les médecins de la province peuvent déjà le faire. Les besoins des uns et des autres ne sont pas les mêmes, indique le ministre.

« La raison pour laquelle les médecins ont une clé portable, c’est parce qu’eux autres passent la journée dans un hôpital à aller d’un étage à l’autre, d’un lieu à l’autre », explique M. Barrette. « Vous quand vous allez faire ça, vous allez faire ça de votre ordinateur. »

Le ministre ne croit pas que cette nouvelle accessibilité aux données accroîtra le risque que des gens se diagnostiquent eux-mêmes des maladies.

« Ce risque, il est toujours là. Maintenant, est-ce qu’on doit nous, comme société, comme gouvernement, tabler sur l’information et le bon sens des gens ou on doit les considérer comme étant incapables de réfléchir avec une certaine information et faire la part des choses? », a-t-il plaidé

« C’est un outil supplémentaire qu’on donne aux gens, on pense que c’est la voie du futur », conclut-il. « Je pense que c’est positif au bout de la ligne, et moi je fais confiance à la sagesse des gens. »

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