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Comment le camp Lambropoulos explique-t-il sa victoire?

Emmanuella Lambropoulos, qui vient d'être choisie candidate libérale de la circonscription de Saint-Laurent, enlace un homme qui la félicite.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Comment une jeune enseignante au secondaire de 26 ans a-t-elle réussi à battre une ancienne ministre et une fiscaliste réputée? Le secret repose dans le travail de terrain, selon Emmanuella Lambropoulos et sa petite équipe, qui ont remporté l'investiture libérale dans Saint-Laurent.

Un texte de Louis Blouin

La jeune candidate pouvait difficilement cacher sa surprise après l'annonce du résultat. « Les médias ne savaient pas que j'étais dans la course », a-t-elle déclaré aux journalistes qui l'ont soudainement entourée.

L'équipe de campagne d'Emmanuella Lambropoulos pense que les nombreuses heures passées à rencontrer les gens ont été la clé. « J'ai fait beaucoup de porte-à-porte, trois heures par jour, pendant un mois et demi. »

Elle n'a pas manqué de souligner qu'elle est la seule candidate qui habite la circonscription. « J'ai enseigné aux enfants à Saint-Laurent, travaillé dans les camps de jour, beaucoup de gens me connaissent. »

Entrevue avec Emmanuella Lambropoulos

Mme Lambropoulos pense qu'elle a été perçue comme une candidate « honnête » et « normale ». « On a travaillé vraiment vraiment fort. »

J'avais le support de ma communauté et je connais les gens ici.

Emmanuella Lambropoulos, gagnante de l'investiture dans Saint-Laurent.

John Babaroutsis, qui a aidé à sa campagne dans le château fort libéral, pense que la mobilisation par la racine a porté ses fruits. Dans une campagne où l'ancienne ministre Yolande James était vue par plusieurs comme la candidate du parti, il pense que les membres ont envoyé un signal clair.

On n'était pas partie de l'élite, on n'était pas partie des ministres. On était le peuple normal.

John Babaroutsis, bénévole de la campagne d'Emmanuella Lambropoulos.

« Ils ont envoyé le message qu'ils veulent quelqu'un de naturel, qui est connecté avec les gens, qui vit à Saint-Laurent », a-t-il fait valoir.

Tom Lambropoulos, portant une blouse blanche et une cravate sous son manteau.

Tom Lambropoulos, le père d'Emmanuella Lambropoulos qui a été choisie comme candidate libérale dans Saint-Laurent.

Photo : Radio-Canada

Contre les « grandes machines »

« Je suis fatigué », nous a lancé le père de la gagnante, Tom Lambropoulos.

« C'était une campagne très dure », a-t-il poursuivi, évoquant les « grandes machines » de Yolande James et de Marwah Rizqy. L'équipe s'est efforcée d'inscrire le plus de membres possibles, ce qui a fait une différence selon lui.

Notre équipe c'était 4 ou 5 personnes, c'est tout. Mais on travaillait plus fort que les autres, je pense, avec plus de passion.

Tom Lambropoulos, père d'Emmanuella Lambropoulos.

M. Lambropoulos estime aussi que la mobilisation des membres de la communauté grecque de Saint-Laurent y serait pour quelque chose, que ceux-ci étaient « frustrés » de ne pas être adéquatement représentés au fédéral.

Quel conseil donne-t-il à sa fille en vue de l'élection partielle du 3 avril prochain? « Reste calme, reste la même personne. »

Mme Lambropoulos connaît déjà ses adversaires. Le Parti conservateur a choisi Jimmy Yu, tandis que le Nouveau Parti démocratique (NPD) a confirmé la candidature de Mathieu Auclair. Daniel Green, le chef adjoint du Parti vert, ainsi que le bloquiste William Fayad seront aussi dans la course.

Qui est Emmanuella Lambropoulos?

La jeune femme a effectué un baccalauréat et une maîtrise en enseignement à l'Université McGill selon son profil LinkedIn. Elle est une enseignante en français et en sciences sociales au secondaire. Elle a travaillé avec son prédécesseur, l'ex-ministre Stéphane Dion.

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