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Des femmes autochtones marchent pour l'eau

Des femmes autochtones marchent.

Une marche visait à honorer les femmes et leur rôle traditionnel de gardiennes de l'eau.

Photo : Shannon Agowissa

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une quinzaine de personnes ont souligné la journée internationale des femmes en parcourant 10 kilomètres autour du lac Nepawin à Sudbury. Cette marche visait à honorer les femmes et leur rôle traditionnel de gardiennes de l'eau dans la culture anishnawbe.

Un texte de Sophie Houle-Drapeau

Dans la culture anishnawbe, nous sommes les gardiennes de l'eau parce que c'est l'eau qui crée la vie et parce qu'en tant que femmes, nous créons la vie.

Une citation de : Celeste Contant-Rodrigues, Métis et organisatrice de la cérémonie pour l'eau

L'eau est vitale à la vie tout comme le sont les femmes à leur communauté, explique l'une des organisatrices, Celeste Contant-Rodrigues. C'est une occasion pour elle de célébrer les différents modèles que sont les femmes d'aujourd'hui pour les générations futures.

Elle souligne aussi l'importance de l'appui des hommes dans ce combat.

S'il n'y a pas de femmes, ce n'est pas une communauté, s'il n'y a pas d'hommes, ce n'est pas une communauté.

Une citation de : Celeste Contant-Rodrigues, Métis et organisatrice de la cérémonie pour l'eau

Celeste Contant-Rodriguez croit qu'il faut d'abord s'attaquer aux stéréotypes auxquels font face les femmes autochtones du Nord de l'Ontario.

Il existe de nombreux préjugés sur l'alcoolisme, la pauvreté et le travail du sexe, souligne-t-elle. Elle est fatiguée des commentaires et des amalgames qui sont souvent présentés comme une évidence et une fatalité.

L'étudiante à l'Université Laurentienne précise que ces problèmes existent bel et bien et les choix de vie que font les femmes autochtones ont un impact sur l'ensemble de leur communauté.

Elle prône plus d'éducation et de sensibilisation sur la question afin que les origines de ce cercle vicieux soient bien comprises.

Celeste Contant-Rodriguez à l'Université LaurentienneAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Céleste Contant-Rodriguez est l'organisatrice de la cérémonie pour l'eau.

Photo : Radio-Canada / Sophie Houle-Drapeau

La femme de 27 ans croit aussi que les femmes sont un vecteur important de la pérennité de la culture autochtone. Une mère est bien souvent celle qui transmettra la culture et ses traditions à ses enfants.

« Je suis métisse, car le mot lui-même veut dire un mélange. »

Née d'une mère métisse et d'un père portugais, Celeste Contant-Rodriguez est un bel exemple de ce transfert. La culture anishnawbe est celle à laquelle elle s'identifie le plus.

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