•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les entrepreneurs en construction craignent une grève ce printemps

Une maison en construction

Une maison en construction

Photo : La Presse canadienne / Chuck Burton/AP Photo

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Association de la construction du Québec (ACQ) croit que les travailleurs de cette industrie se dirigent tout droit vers une grève. L'organisation patronale est de passage à Saguenay, mercredi, pour faire le point.

Dans la région, 770 entreprises emploient 5700 travailleurs dans les secteurs de la construction commerciale, institutionnelle et industrielle.

Le porte-parole et membre du comité de négociation de l’ACQ, Éric Côté, accuse l’Alliance des syndicats de la construction de se diriger vers une grève pour renouveler le contrat de travail qui vient à échéance le 30 avril.

Éric Côté
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Éric Côté, porte-parole de l'Association de la construction du Québec et membre du comité de négociation de l'ACQ.

Photo : Radio-Canada / Rémi Tremblay

M. Côté déplore que le syndicat ait réclamé très vite la nomination d’un médiateur, tout en annulant six rencontres de négociations.

L’association patronale maintient qu’elle souhaite négocier et qu’elle-même ne souhaite pas négocier un droit de lock-out.

Les employeurs reviennent aussi sur d’anciennes demandes pour réduire les coûts, comme payer moins pour les heures supplémentaires, avoir des horaires de travail plus souples et des hausses salariales dites raisonnables.

L’ACQ croit aussi que la grève pourrait s’étendre au secteur des grands travaux de génie civil et au secteur résidentiel.

En 2013, le conflit entre le syndicat et l’ACQ s’est réglé par l’adoption d’une loi spéciale.

Contexte difficile

Éric Côté affirme que le contexte est très mauvais pour une grève puisque l’industrie de la construction a piqué du nez depuis 2012. Cette année-là, on calculait 163 millions d’heures travaillées. En comparaison, pour 2017, on prévoit 135 millions d’heures travaillées, ce qui équivaut à la perte de 28 000 emplois au Québec.

L’Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec de même que l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec craignent aussi le déclenchement d’une grève.

L'alliance représentant les cinq syndicats de la construction refuse de répondre aux allégations de l'employeur. Elle affirme qu'elle ne veut pas nuire au processus de médiation en cours.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !