•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un des premiers enregistrements de Richard Desjardins refait surface

Arrêt sur image d'un extrait du film « Mon collège » de Jean-Pierre Landry et Guy Côté

Arrêt sur image d'un extrait du film « Mon collège », de Jean-Pierre Landry et Guy Côté

Photo : Radio-Canada / Jean-Pierre Landry

Radio-Canada

L'un des premiers enregistrements musicaux de Richard Desjardins vient de refaire surface. La musique du grand chansonnier rouynorandien accompagne de rares images témoignant de la vie estudiantine du Collège classique de Rouyn-Noranda, en 1966.

Un texte de Félix B. DesfossésTwitterCourriel 

Une aventure étudiante

Michel Lessard, professeur de cinéma à la retraite du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, a publié mardi matin sur la page Facebook « Rouyn et Noranda, une histoire en photos » (Nouvelle fenêtre), gérée par le jeune historien en herbe Félix Theriault, une numérisation du court métrage Clair de soleil, alias Mon collège, réalisé par Guy Côté et Jean-Pierre Landry. Ils étaient alors élèves au collège.

« C’était une aventure pour eux autres, explique-t-il. Guy et Jean-Pierre étaient fascinés par le cinéma. Ils avaient le goût d’en faire. Ils avaient réussi à recevoir l’autorisation des autorités du Collège, les Oblats de Marie-Immaculée. »

 

Vous consultez cet article à partir d'un appareil mobile? Cliquez ici pour consulter la vidéo sur Facebook. (Nouvelle fenêtre)

Un rare témoignage

Pour plusieurs des participants à ce court métrage, il s’agissait d’une première expérience dans le monde du cinéma. À cette époque, à Rouyn-Noranda, les équipements techniques pour réaliser un tournage puis un montage étaient rares et peu accessibles.

« Quand on regarde les conditions de production à l’époque, c’était extrêmement rare [de pouvoir produire un film]. Mon collège fait partie justement des très peu nombreux films qui ont été tournés dans la région par des gens de la région », observe M. Lessard.

« Si je me souviens bien, Jean-Pierre Landry, qui était le caméraman, je pense que c’était une vieille Bolex qu’il avait pour faire le tournage », continue le professeur à la retraite. « Les conditions étaient très particulières avec une pellicule qui n’était peut-être pas assez sensible. C’est pour ça qu’il y a des zones qui étaient difficiles à éclairer. Moi, c’étaient mes premières armes en éclairage. Disons qu’on essayait de faire le moins pire possible! »

Une trame sonore composée par Desjardins

La réalité était la même pour le jeune Richard Desjardins, 18 ans, qui étudiait alors le piano classique. L’équipe de production lui a demandé de créer une trame sonore qui devait accompagner le film.

« Richard Desjardins a fait toute la musique dans l’ancien "Quonset", qui était la seule salle de spectacle qui existait ou presque à Rouyn, au Collège – qui est devenu le Département des arts et qui a brûlé. Richard avait composé toute la musique et, pendant que le film déroulait, il essayait d’accorder la musique avec ce qui passait sur l’écran. Le laboratoire a complètement raté la synchronisation de l’enregistrement sonore. C’est déplorable. Au début, la musique entrait et je pense que trois minutes avant la fin, elle s’arrêtait. Ce que j’ai fait moi, c’est que j’ai pris la piste sonore à part pour pouvoir l’adapter… le moins pire possible à la vidéo! », explique M. Lessard.

Je ne suis pas sûr qu’il soit très très fier de ça. Moi, je trouve que c’est génial, compte tenu de l’époque. Il avait 18 ans!

Michel Lessard

Compte tenu du jeune âge du musicien et de la rareté des équipements techniques à Rouyn-Noranda en 1966, peut-on croire qu’il s’agit ici du premier enregistrement de Richard Desjardins? « Peut-être. Je ne suis pas sûr s’il avait fait d’autres choses. Mais, par rapport à la bande sonore d’un film, ça devait probablement être sa première », conclut Michel Lessard.

Abitibi–Témiscamingue

Cinéma