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25 femmes qui font bouger le milieu du livre

Une femme sur des livres

25 femmes qui font bouger le milieu du livre

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, nous vous présentons plus d'une vingtaine de femmes au cœur du milieu littéraire, qui travaillent parfois dans l'ombre.

Un texte de Cécile Gladel et Sophie Cazenave

Si les écrivaines sont tout au début de la chaîne du livre, à leurs côtés, des dizaines de femmes s’impliquent et travaillent pour mettre en valeur leurs œuvres. Nous nous sommes attardées à ces Canadiennes qui sont éditrices, directrices, membres d’organismes, libraires, animatrices, journalistes, blogueuses, webvidéastes littéraires et bibliothécaires, et qui sont aussi, parfois, des écrivaines.


Nom : Catherine Voyer-Léger
Titre : Coordonnatrice des activités de l’Alliance culturelle de l’Ontario (Nouvelle fenêtre), écrivaine et présidente du conseil d’administration du Salon du livre de l’Outaouais (Nouvelle fenêtre)

Catherine Voyer-LégerAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Catherine Voyer-Léger, membre du jury du Prix du récit Radio-Canada 2013

Photo : François Mellet

Sa devise, ce qui la motive : Ma citation préférée est un peu ma devise : « Aujourd’hui, quand quelqu’un s’en fout, dit une chose et son contraire dans la même phrase, tente de me persuader que j’ai mal compris, que ce n’est pas ce qu’on voulait dire, c’est comme si j’étais rouée de coups. Je ne supporte pas. Je ne supporte pas quand quelqu’un s’apprête à dire quelque chose, puis s'interrompt, et puis dit : "Ce n’est rien, je préfère ne rien dire." Je ne supporte pas quand quelqu’un me dit quelque chose de blessant puis le retire ensuite en posant du bout des lèvres que ce n’est pas ça du tout, que ça n’a pas d’importance. Je ne supporte pas quand on traite la langue comme une vieille chaussette. Je suis confondue avec la langue. Je crois à ce que je dis, je fais l’effort de trouver le mot juste, sinon je ne dis rien. » Tiphaine Samoyault, tiré de Bête de cirque.

Une écrivaine canadienne qui l’a marquée : France Daigle. Si je devais choisir un livre, je dirais Pour sûr. Je l'ai découverte avec ce livre-monument. Mais tout ce que j'ai lu d'elle m'inspire énormément.


Nom : Erika Soucy (Nouvelle fenêtre)
Titre : Fondatrice (en 2007) et codirectrice artistique de l'Off-Festival de poésie de Trois-Rivières (Nouvelle fenêtre), écrivaine et poète

Erika SoucyAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Erika Soucy

Photo : Michel Paquet

Sa devise, ce qui la motive : Le mot qui oriente mes réflexions et ma création en ce moment est : humilité. Le monde en manque cruellement à notre époque, notamment par l'élection de Donald Trump, par le racisme ambiant, par la surabondance d'opinions. Pour moi, l'humilité se traduit par être à l'écoute et démontrer un désir d'apprendre, de s'améliorer. J'aime écrire le réel, il y a tout un aspect documentaire qui motive mon écriture. Pour avoir accès à la sincérité des autres, je dois faire preuve d'humilité.

Une écrivaine canadienne qui l’a marquée : La poète Carole David, une écrivaine lucide qui est ouverte et sensible au monde qui l'entoure. Quand je la lis, j'ai l'impression d'assister à l'évolution singulière d'une femme à travers son époque. C'est très inspirant. J'espère demeurer pertinente comme elle dans mes écrits.


Nom : Emmanuelle Rigaud
Titre : Directrice générale des Éditions du Blé (Nouvelle fenêtre) à Saint-Boniface au Manitoba

Emmanuelle RigaudAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Emmanuelle Rigaud

Photo : Reza Rezai

Sa devise, ce qui la motive : La vie est belle… Particulièrement avec de la bonne musique dans les oreilles et de beaux mots devant les yeux.

Une écrivaine canadienne qui l’a marquée : Marguerite Andersen, tout particulièrement La mauvaise mère.


Nom : Annabelle Moreau
Titre : Rédactrice en chef du magazine Lettres québécoises (Nouvelle fenêtre), coordonnatrice et recherchiste à Rature et lit (Nouvelle fenêtre), journaliste web et gestionnaire de communauté pour Châtelaine (Nouvelle fenêtre).

Annabelle MoreauAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Annabelle Moreau

Photo : Annabelle Moreau

Sa devise, ce qui la motive : J’adore quand tout est à faire. J’aime beaucoup défricher, développer de nouveaux projets, apprendre auprès des autres, travailler sur plein de mandats exigeants en même temps et avoir de nombreux collaborateurs. Je pense que je suis assez curieuse, je passe mon temps à lire (et encore plus de temps sur mon cellulaire), à fouiller, à essayer un peu de comprendre le monde dans lequel je vis et les humains qui sont autour de moi.

Une écrivaine canadienne qui l’a marquée : Question crève-coeur. Plusieurs écrivaines m’ont marquée à différentes périodes de ma vie de lectrice. Mais si je dois choisir, je dirai Gail Scott. Elle m’a enseigné à l’Université de Montréal, c'est le seul cours de création littéraire que j’ai jamais eu de ma vie – et en anglais! Gail Scott possède une oeuvre iconoclaste et originale pas assez connue des francophones. Son roman Heroine était à la base de mon mémoire de maîtrise, et je suis toujours éblouie par son esprit libre et la langue déliée de ses oeuvres. Sinon, Catherine Mavrikakis est une écrivaine très importante pour moi.


Nom : Claudia Larochelle
Titre : Animatrice de l’émission LIRE (Nouvelle fenêtre), chroniqueuse et auteure

Claudia LarochelleAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Claudia Larochelle

Photo : ICI ARTV

Ce qui la motive : En tant que communicatrice dans le milieu du livre et auteure, j'ai une envie sincère — et d'aussi loin que je me souvienne, ça a toujours été ainsi — de donner le goût aux gens de plonger dans des textes qui m'ont fait de l'effet. Je tiens aussi à mettre les auteurs à l'avant-plan. Je prends un réel plaisir à le faire, ils sont précieux dans une société, essentiels et trop peu reconnus pour ce qu'ils font, idem pour les auteurs en télé ou en cinéma d'ailleurs. N'oublions jamais qu'ils sont à la base de toutes les oeuvres éditées, réalisées, interprétées, etc. Sans l'auteur, rien de tout cela n'existerait. Pourtant, dans la chaîne de création, ils ne récoltent pas ce qu'ils devraient... J'ai un plaisir infini à parler des titres de femmes, qui, en comparaison avec ceux des hommes, sont encore trop peu visibles, dans les médias comme dans les institutions d'enseignement. Il est plus que temps que ça change... Je parle aussi rarement de livres que je n'aime pas (je n'ai pas cette patience de lectrice, je laisse ça aux critiques!), préférant m'attarder sur ceux qui valent le détour, selon mes goûts, bien sûr. J'espère aussi humblement que je participe à la naissance de nouveaux lecteurs au fil des ans.

Une écrivaine canadienne qui l’a marquée : Louise Dupré demeure une sorte de mentor pour moi, d'abord parce qu'elle a été ma directrice de maîtrise en création littéraire à l'Université du Québec à Montréal, puis parce que j'aime ce qu'elle écrit, ses romans, ses nouvelles et sa poésie. Ses mots parlent d'amour, de filiation, de transmission, de vie et de mort avec une force d'impact hors du commun. Elle sait raconter le monde de manière intemporelle, lucide et brillante. Chez elle, tout est précision et rigueur, à la virgule près. Quand je serai grande, je voudrais tellement lui ressembler. Hélas, je n'aurai jamais sa sagesse, sa force tranquille.


Nom : Judith Landry
Titre : Directrice générale des Éditions de l’Homme (Nouvelle fenêtre), la première femme à ce poste en 58 ans

Judith LandryAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Judith Landry

Photo : François Couture

Ce qui la motive : Bien que ma motivation ait plusieurs ressorts, je citerai Albert Einstein pour illustrer l’essence même de ce qui me motive : « La créativité, c'est l'intelligence qui s'amuse. » Créer est ma principale pulsion. J’encourage les gens de mon équipe à avoir un esprit divergent, à exprimer des idées inhabituelles, à laisser tomber les barrières de l’autocensure et surtout à être flexibles. Notre créativité nous permet de trouver des solutions nouvelles, de sortir des sentiers battus et de nous mettre à l’abri du confort de la complaisance. La créativité s’accompagne, aussi, de la persistance. Il ne faut pas s’écrouler devant les échecs puisqu’ils contribuent à notre bagage personnel appelé « l’expérience ».

Une écrivaine canadienne qui l’a marquée : J’ai beaucoup de mal à me limiter à une seule écrivaine canadienne. Les Anne Hébert, Gabrielle Roy et Margaret Lawrence m’auront toutes les trois marquée à une étape ou l’autre de ma vie. Mais celle qui aura été la plus significative pour moi est la poète Marie Uguay. Cette étoile filante de la poésie québécoise, décédée à l’âge de 26 ans d’un cancer fulgurant et douloureux, aura laissé une poésie forte, sensuelle et très introspective. Ville-Émard a, par ailleurs, nommé sa maison de la culture en son honneur.

Tu es invivable Montréal, avec tes rues parfumées dans la montagne et tes autres rues, ces corridors où ton coeur bat dans la poussière du mépris et de l'ennui. Tu croupis en juillet et en août sous la pression humide et tu te figes dans un long cri durant tout l'hiver. En janvier, tu es à vif avec des gerçures à l'âme. En février, plus rien ne bouge, tu es déjà ciselée dans le marbre. En mars, parfois, tu pleures et tu rages. Tu n'as pas honte d'être laide en avril quand tu es toute nue. En mai, oui en mai seulement, tu lèves tes jupes et tu heurtes la lumière avec tes jupons et tes sourires. En automne, tu es un réceptacle d'espoirs qui vont s'étouffer sous le cul décoré de décembre.

Une citation de : Marie Uguay, extrait de son Journal, Éditions du Boréal, 2005

Nom : Mélanie Jannard
Titre :
Webvidéaste littéraire, sur sa chaîne YouTube Mel Jannard (Nouvelle fenêtre), elle met de l’avant la littérature québécoise contemporaine. Elle est aussi auteure, et son premier recueil de poésie paraîtra en 2017.

Mélanie JannardAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mélanie Jannard

Photo : Mel Jannard

Ce qui la motive : C'est de réussir à rejoindre un public qu'on ne rejoint pas habituellement. Que ce soit des lecteurs ou non; car c'est faux de croire que quelqu'un qui ne lit pas présentement ne lira jamais. Mon but est de faire découvrir la littérature québécoise contemporaine – ce que je lis en grande partie – et d'engager la discussion sur la lecture et la littérature.

Une écrivaine canadienne qui l’a marquée : Sylvie Rancourt, qui a écrit Mélody, une bande dessinée qui raconte son métier de danseuse nue dans les années 1980. Son oeuvre m'a jetée par terre. C'est une pionnière de la bande dessinée autobiographique. Je ne comprends pas pourquoi on n'en entend pas plus parler. Même moi, je ne l'ai découverte que l'an passé.


Nom : Natasha Kanapé-Fontaine
Titre : Poète slameuse, conférencière et ambassadrice de cette littérature orale peu connue

La poète innue Natasha Kanapé FontaineAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La poète innue Natasha Kanapé Fontaine

Photo : Jean-François Lemire, Shoot Studio

Sa devise : Ta racine est dans ta terre d'origine. Et ta pensée, avec les oiseaux migrateurs.

Une écrivaine canadienne qui l’a marquée : L'auteure féministe salish (Autochtone de la côte ouest) Lee Maracle.


Nom : Gabriella G. Kinté
Titre : Fondatrice de Racines, un projet de librairie à Montréal-Nord (Nouvelle fenêtre), dont le mandat premier sera de mettre de l'avant l'histoire, la culture et les vies des personnes racisées

Gabriella G. KintéAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Gabriella G. Kinté

Photo : Room full of mirrors

Sa devise : L'union fait la force.

Ce qui la motive : Savoir que la librairie aura des effets positifs sur beaucoup de jeunes des communautés noires. C'est pour eux, pour qu'ils puissent avoir le choix. Dans un quartier où plus du tiers des personnes est racisé, un projet qui marie les bienfaits de la lecture au besoin de représentations inspirantes aura assurément un effet favorable.

Une écrivaine canadienne qui l’a marquée : Robyn Maynard. J'admire son travail de recherche, et son prochain livre, Policing Black Bodies : State Violence and Black Lives, est un ouvrage nécessaire dans le contexte actuel. On ne peut pas nier l'existence du racisme au Québec, alors un livre qui en traite sans détour est plus que nécessaire.


Nom : Louise Guillemette-Labory
Titre : Ancienne directrice des Bibliothèques publiques de Montréal (Nouvelle fenêtre) de 2002 à 2015, retraitée, membre du conseil d’administration de la Fondation pour l'alphabétisation (Nouvelle fenêtre)

Louise Guillemette-LaboryAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Louise Guillemette-Labory

Photo : Louise Guillemette-Labory

Sa devise : « Google peut vous offrir 100 000 réponses, un bibliothécaire vous donnera la bonne réponse. » Neil Gaiman

Ce qui la motive : Enfant, j’allais régulièrement « jouer à la bibliothécaire » à la Bibliothèque centrale-Jeunes de la rue Sherbrooke, à Montréal. Ma tante Marguerite en était la bibliothécaire responsable, et c’est elle qui m’a inspiré cette vocation, cette passion. À la question « Qu’est-ce qu’on peut faire pour aider? » que la pauvreté du quartier à l’époque m’inspirait, ma tante m’a donné cette réponse  : « J’essaie d’attirer les jeunes à la bibliothèque pour leur proposer des livres qu’ils vont aimer. Grâce aux livres, ils pourront s’amuser, apprendre et rêver de ce qu’ils aimeraient faire plus tard. »
Le livre demeure aujourd’hui le meilleur instrument de partage en profondeur du savoir parce qu’il permet à chacun de choisir ses apprentissages et le rythme avec lequel il les intégrera. Le savoir que l’on trouve dans un roman, une BD ou un essai permet l’inclusion, la compréhension de ce qui nous sépare et de ce qui nous réunit.

Un livre qui l’a marquée : Ces enfants de ma vie, de Gabrielle Roy. Son regard lucide et amoureux sur les enfants dans cette petite école perdue au milieu d’un nulle part difficile m’a touché plus que je ne saurais le dire. Chercher à comprendre, aller au-delà des apparences et donner sa chance à chacun sont quelques-unes des idées que m’a inspirées cette lecture. Et quelle écriture, qui nous atteint en plein cœur.


Nom : Sophie Gagnon
Titre : Auteure du blogue Sophit lit (Nouvelle fenêtre)

Illustration tirée du livre « Partager le plaisir de lire chez les élèves », de Sophie, alias Sophie Gagnon, créatrice et rédactrice en chef du site Sophielit.ca (Chenelière éducation) Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Illustration tirée du livre « Partager le plaisir de lire chez les élèves » de Sophie, alias Sophie Gagnon, Créatrice et rédactrice en chef du site Sophielit.ca (Chenelière éducation)

Photo : Sophielit.ca/Chenelière éducation

Ce qui la motive : Ce sont les lecteurs qui se découvrent, ceux qui ne pensent pas aimer lire puis qui changent d'avis quand ils trouvent « le » livre qui leur parle. C'est aussi le milieu fantastiquement vivant de la littérature jeunesse, les découvertes, les rencontres. Les romans pour ados sont souvent d'une grande qualité. Parfois la pile à lire sur mon bureau m'effraie un peu, mais en même temps, comme j'ai tous envie de les lire, je ne peux pas me plaindre.

Une écrivaine canadienne qui l’a marquée : Fanny Britt. Pour les magnifiques bandes dessinées qu'elle a signées avec Isabelle Arsenault, d'une grande justesse et d'une grande poésie, mais aussi pour Les maisons, qui m'a parlé à moi en tant qu'adulte, qui m'a ébranlée. Elle a une capacité à rendre l'émotion et à mettre le doigt sur les détails qui font que les mots prennent vie et touchent.


Nom : Katherine Fafard
Titre : Directrice générale de l’Association des libraires du Québec (Nouvelle fenêtre) (ALQ) depuis 4 ans et demi. Elle travaille pour l’ALQ depuis 16 ans, d’abord comme secrétaire administrative, puis conseillère en promotion, puis directrice adjointe.

Katherine FafardAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Katerine Fafard

Photo : Patrick Séguin

Sa devise : Se remettre en question, c'est bien; se réinventer, c'est encore mieux.

Ce qui la motive : Je rêve que la lecture fasse partie de notre hygiène de vie. Quand des personnes me disent qu’elles ne lisent pas, je leur réponds toujours qu’elles ne sont pas tombées sur les bons livres. Il y a des livres pour chaque personne. Il faut créer des rendez-vous et les libraires les permettent. Il faut oser les consulter.
Je rêve aussi que les gouvernements mettent le livre au cœur de leurs programmes, que les écoles débordent de livres (dans les classes notamment) et de bibliothécaires qualifiés. Que nous n’ayons pas à nous battre pour que les budgets d’acquisition des livres imprimés soient maintenus, alors qu’ils devraient être augmentés.
Je rêve que les lecteurs prennent conscience qu’en achetant un livre, ils peuvent poser un geste politique en choisissant une librairie indépendante de leur quartier.

Un livre qui l’a marquée : La varicelle, de Ginette Anfousse (collection Jiji et Pichou). Je crois que si on lit en étant enfant, que nos parents nous font la lecture, nous devenons des lecteurs par la suite. Ce livre est sans doute celui que ma mère m’a le plus lu.


Nom : Marie-Ève Blais, Sandrine Bourget-Lapointe, Stéphanie Dufresne, Nicolas Longtin-Martel, Karine Rosso et Camille Toffoli
Titre : Les membres du collectif fondateur de L'Euguélionne, une librairie féministe à Montréal

Les tablettes de la librairie l'EuguélionneAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les tablettes de la librairie l'Euguélionne

Photo : Radio-Canada / Cécile Gladel

Une devise, ce qui les motive : « N'attendez plus de permission pour agir, parler et écrire comme vous l'entendez. » C'est une citation tirée de L'Euguélionne, écrit par Louky Bersianik et publié en 1976. Le personnage éponyme du roman donne son nom à la librairie, et son message de liberté dans la prise de parole nous a grandement inspirés dans ce projet d'ouvrir une librairie féministe à Montréal.

Une écrivaine canadienne qui les a marqués : Après moult délibérations, nous avons jeté notre dévolu sur Stéphane Martelly, poète et intellectuelle montréalaise d'origine haïtienne, autant pour sa poésie perçante et délibérée que pour son travail assidu et tenace à faire circuler les voix d'auteures haïtiennes.
Parmi ses publications, nous retenons notamment :
- Son recueil de poésie Inventaires (Triptyque)
- Son essai Les jeux du dissemblable : folie, marge et féminin en littérature haïtienne contemporaine (Nota Bene).


Nom : Michelle Corbeil
Titre : Directrice générale, artistique et des communications du Festival international de la littérature (FIL) (Nouvelle fenêtre), auquel elle est associée depuis sa création. Membre du comité de pilotage de la Saison de la lecture (Nouvelle fenêtre) de Montréal et de Culture Montréal (Nouvelle fenêtre).

Michelle CorbeilAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Michelle Corbeil

Photo : Yves Renaud

Sa devise : Donner envie de (re)lire des livres de manière ludique et audacieuse.

Ce qui la motive : Faire du FIL une bibliothèque vivante, un lieu de mémoire et un espace de découvertes qui donnent envie à des publics de tous âges et toutes origines de lire davantage, et ce, en présence d’écrivains et d’artistes de toutes disciplines (théâtre, arts visuels, chanson, opéra, cinéma, etc.) et dans des lieux autres que ceux traditionnellement associés au livre (salles de spectacles, musées, espaces publics, etc.).

Un livre qui l’a marquée : Les chambres de bois, d’Anne Hébert.


Noms : Marguerite Maillet, Louise Imbeault et Marie Cadieux
Titre : Respectivement fondatrice, propriétaire et directrice générale de la maison d’édition Bouton d’or Acadie (Nouvelle fenêtre)

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Lisa Lévesque, Louise Imbeault, Marie Cadieux et Marguerite Maillet

Photo : Bouton d'or Acadie

Ce qui les motive : Nous signons tous les livres publiés par Bouton d'or Acadie avec cette petite phrase : Créé en Acadie, imprimé au Canada. Pour nous, lire, et faire lire, à partir de ce pays imaginé, de ce territoire vaste, mouvant et émouvant qu'est l'Acadie, c'est un privilège, un honneur que notre minuscule équipe défend avec ardeur, tous les jours. D'un océan à l'autre, les enfants ont le droit aux plus beaux livres, des livres de grande qualité, issus de leurs racines et qui parlent aussi du vaste monde.

Un livre marquant : Petites difficultés d'existence de France Daigle.


Nom : Isabelle Bonnin
Titre : Copropriétaire de la librairie Pélagie à Shippagan, Caraquet et Bathurst

Sa devise : Contre vents et marées.

Ce qui la motive : Offrir à ma communauté un lieu agréable où l'on peut facilement avoir accès à la littérature francophone dans une région où nous nous battons au quotidien pour garder notre culture vivante. Pour moi, libraire, c'est un métier de passion, c'est un métier qui me permet d'assouvir ma curiosité et c'est aussi un métier de passeur. C'est extrêmement enrichissant intellectuellement et humainement. Voir pétiller les yeux des enfants et voir sourire les adultes qui viennent bouquiner chez nous, c'est avoir l'impression de donner du bonheur et c'est ce qui me donne le courage de continuer contre vents et marées.

Une écrivaine canadienne qui l’a marquée : Christine Eddie, pour son roman Les carnets de Douglas, un livre pour lequel elle a remporté plusieurs prix. Christine Eddie est née en France, elle a grandi en Acadie et vit maintenant au Québec. J'ai été particulièrement touchée par ce premier roman très poétique, une sorte de conte enchanteur qui laisse place à l'imaginaire. Un roman qui se lit trop vite et que l'on a juste envie de relire pour savourer la plume de Christine Eddie.


Nom : Marianne Bellavance
Titre : Webvidéaste littéraire de Curling pages (Nouvelle fenêtre), sa chaîne YouTube

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Marianne Bellavance

Photo : Marianne Bellavance

Ce qui la motive : J'ai toujours eu un intérêt marqué pour les livres. En produisant et en publiant des vidéos sur ma chaîne, mon but est de promouvoir la lecture et d'allumer la passion qui m'habite chez les autres. J'essaie aussi de détruire l'image « plate et ennuyeuse » que la lecture peut parfois avoir auprès de la plupart des gens de ma tranche d'âge.

Un écrivain canadien qui l’a marquée : Simon Boulerice et sa créativité unique. J'apprécie beaucoup la diversité de ses ouvrages. Ses écrits réussissent toujours à rejoindre un public très varié. L'audace et la liberté de cet auteur m'inspirent beaucoup.


Nom : Angèle Bassolé-Ouédraogo
Titre : Éditrice, elle gère sa propre maison d'édition, les Éditions Malaika. Docteure en lettres, elle est spécialiste de l'écriture poétique au féminin.

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Angèle Bassolé-Ouédraogo

Photo : Yves Villemaire

Sa devise : Ce que l'on fait avec passion nous épuise moins que ce que l'on fait avec compassion.

Ce qui la motive : La passion.

Une écrivaine canadienne qui l’a marquée : Margaret Atwood. J'aime beaucoup sa poésie. J'ai étudié la littérature canadienne dans mon cours de littérature au Burkina avant de venir ici.


Nom : Marie-Louise Arsenault
Titre
: Animatrice de l’émission Plus on est de fous, plus on lit!

Sa devise : Un jour à la fois, doux Jésus.
Une écrivaine canadienne qui l’a marquée : Nelly Arcan.


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