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« La famille d'Abdirahman Abdi a dû faire face à une douleur incroyable », dit son avocat

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Abdirahman Abdi

Abdirahman Abdi, 37 ans, est mort en juillet dernier.

Photo : Courtoisie de la famille

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les proches d'Abdirahman Abdi ont dû faire face à une « longue et difficile attente » pendant l'enquête de l'Unité des enquêtes spéciales de l'Ontario (UES) et ils sont satisfaits que ce processus ait donné lieu à des accusations, a indiqué, lundi, l'avocat de la famille, Lawrence Greenspon.

Lundi après-midi, un agent du Service de police d'Ottawa (SPO) a été inculpé de trois accusations de nature criminelle en lien avec la mort de M. Abdi, survenue l'été dernier. L'UES a accusé le policier Daniel Montsion d'homicide involontaire, d'agression armée et de voies de fait graves.

Les proches de M. Abdi n'écartent pas la possibilité de poursuivre au civil les agents impliqués dans l'intervention policière qui a coûté la vie à l'homme d'origine somalienne de 37 ans.

« La famille va attendre le résultat du procès devant la justice criminelle », a indiqué Me Greenspon.

« Ça a été extrêmement difficile. Il est impossible de comprendre le chagrin incroyable [que la famille a vécu], à moins que vous ayez vécu la même chose et je ne le souhaite à personne », a ajouté l'avocat en anglais, lors d'un entretien avec des journalistes.

Une mise en accusation bien accueillie par la communauté

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Entrevue avec Ketcia Peters, du Comité d'intervention policière et communautaire d'Ottawa

La présidente du Comité d'intervention policière et communautaire (CIPC) d'Ottawa, Ketcia Peters, affirme que les recommandations de l'UES sont « bien accueillies par la communauté ». Elle souhaiterait néanmoins que le rapport d'enquête de l'UES soit rendu public.

« On voudrait avoir plus de détails, pour savoir si plus de policiers devraient être [accusés] dans cette histoire. C'est un pas vers l'avant, mais il y a encore beaucoup de questions », affirme-t-elle.

Son comité se veut un lien entre les policiers et les communautés autochtone et minoritaires d'Ottawa.

Le Conseil des musulmans canadiens (CMC) salue lui aussi le dépôt d'accusations. Par voie de communiqué, il a indiqué que c'était ce que « la famille, les membres de la communauté et les défenseurs réclament depuis le premier jour ».

Comment un Noir, désarmé et instable mentalement pourrait-il perdre sa vie de façon si brutale aux mains de la police?

Communiqué du Conseil des musulmans canadiens

La CMC espère qu'à la lumière de cette enquête, une telle tragédie puisse être évitée dans le futur.

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