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Le Canada doit se préparer à l'ingérence de la Russie, selon la ministre Freeland

La ministre Chrystia Freeland en point de presse à Ottawa

Les ministres Chrystia Freeland et Harjit Sajjan en point de presse à Ottawa

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, affirme qu'il ne faudrait pas se surprendre que la Russie tente de déstabiliser la démocratie au Canada. Une déclaration faite alors qu'elle était questionnée sur des allégations publiées, dans un site web prorusse, au sujet de son grand-père.

Un texte de Madeleine Blais-Morin

La déclaration de la ministre Freeland est sans équivoque : « Les officiels américains ont dit publiquement [...] qu'il y a eu des efforts du côté de la Russie pour déstabiliser la démocratie dans l'Ouest, et je pense que ça ne doit pas être une surprise si les mêmes efforts sont faits contre le Canada. »

Chrystia Freeland répondait ainsi à une question d'un journaliste au sujet d'allégations publiées par un blogueur prorusse qui affirme qu'elle a menti au sujet de ses origines. Le blogueur prétend que le grand-père maternel de Chrystia Freeland était un collaborateur nazi durant la Seconde Guerre mondiale.

La ministre n'a pas commenté ces allégations, mais elle a tenu à signaler que le Canada saura se tenir debout face aux efforts russes.

Dans une déclaration écrite, son attaché de presse, Alex Lawrence, dit que le public « doit se questionner sur la source de ces allégations et sur ses motivations ».

Par ailleurs, un groupe de travail créé par un organe de l'Union européenne pour contrer la désinformation pro-Kremlin, appelé EU East StratCom Task Force, a répertorié l'article au sujet des origines de Chrystia Freeland en affirmant qu'il « n'y a pas de preuve concrète pour étayer cette théorie », ajoutant qu'il n'est pas rare que, dans la désinformation pro-Kremlin, les Ukrainiens soient qualifiés de « collaborateurs nazis ».

La menace d'ingérence russe fondée?

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, estime que la déclaration de la ministre Freeland est surprenante, d'autant plus que, selon lui, aucune preuve n'a été avancée.

Moi, je veux m'attendre à avoir quelque chose d'un petit peu plus probant pour pouvoir faire une telle affirmation que je considère quand même énorme.

Thomas Mulcair, chef du NPD

Le gouvernement Trudeau n'avait jamais encore évoqué aussi clairement la possibilité que la Russie tente de déstabiliser la démocratie canadienne. La nouvelle ministre des Institutions démocratiques, Karina Gould, a néanmoins reçu le mandat de défendre le processus électoral canadien contre le piratage et les cybermenaces.

Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, croit qu'il faut être vigilant. Selon lui, c'est notamment pour cette raison que le premier ministre a demandé un examen complet des systèmes de cybersécurité, afin de s'assurer d'être en mesure de défendre le mieux possible les entreprises canadiennes, les agences gouvernementales, les infrastructures essentielles et le système politique du pays.

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