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Pénurie de pompiers dans plusieurs communautés manitobaines

Deux camions de pompiers à la caserne

Il est de plus en plus difficile pour les municipalités du Manitoba de recruter des pompiers bénévoles pour combattre les incendies.

Photo : Radio-Canada / Riley Laychuk

Radio-Canada

Plusieurs communautés du Manitoba éprouvent de la difficulté à recruter des pompiers bénévoles et doivent faire appel aux autres corps des régions environnantes en cas d'urgence.

Un texte de Denis-Michel Thibeault

Que l'on soit une grande ou une petite ville du Manitoba, il n'est pas toujours facile de trouver des pompiers bénévoles. De moins en moins de jeunes s'intéressent à sacrifier une partie de leur temps libre pour éteindre les feux alors que les plus âgés prennent leur retraite.

« Ça n’intéresse plus les jeunes de faire ça », constate le chef des pompiers de La Broquerie, Alain Nadeau. Selon lui, la plus jeune génération n’est plus habituée à faire du bénévolat. Dans sa caserne, le plus grand problème c’est d’avoir du personnel le jour. « Les gens travaillent. Tu peux avoir du monde le soir, mais c’est plus difficile le jour », affirme le chef pompier.

Alain Nadeau se considère tout de même chanceux : il a environ trente pompiers, soit tout le personnel nécessaire pour assurer un service adéquat.

Il est cependant conscient que bien d’autres régions ne sont pas dans la même réalité. Selon lui, la prochaine étape est d’amalgamer les casernes afin de permettre une plus grande efficacité.

Plus au sud de la province, cette amalgamation est commencée bien malgré elle. Lorsque les pompiers ont besoin de renfort, ils appellent les régions voisines.

Le chef des pompiers de Letellier, Jean-Guy Chartier, affirme qu’il n’est pas rare que d’autres corps de pompiers soient appelés pour combattre des incendies sur son territoire, et que les membres de son équipe soient souvent appelés à prêter main-forte ailleurs.

Lui aussi affirme que d’avoir des pompiers bénévoles les jours de semaine est plus difficile. « Quand il n’y a pas assez de personnes qui se présentent, c’est à ce moment-là qu’il doit appeler du renfort et le temps d’intervention s’allonge », explique-t-il.

« On a 17 bénévoles pour l’instant, mais on aimerait être 20 ou 22 », affirme M. Chartier. Le bassin de personnes qui peut mettre la main à la pâte est limité, affirme-t-il. En moyenne, entre 10 et 12 pompiers sont nécessaires pour combattre un feu.

Les débris d'un hôtel ravaagé par un incendie. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un incendie a ravagé dimanche soir l'unique hôtel de la petite localité de Letellier ainsi que le bar Oscar’s.

Photo : Radio-Canada

Selon lui, la majorité des personnes capables de faire le travail sont fermiers et les formations sont généralement durant la période des récoltes.

« C’est dur de trouver du monde qui veut aider. C’est 24 heures par jour, sept jours par semaine et 365 jours par année, affirme Jean-Guy Chartier. Tu ne peux pas le faire juste la moitié du temps. C’est tout le temps. »

Il encourage tous ceux qui souhaitent se joindre à leur service d'incendie local à aller frapper à la porte de leur caserne. « Les gens vont être plus que contents de vous dire quoi faire et comment le faire », affirme M. Chartier.

« Les chefs de pompiers vont vous accueillir à bras ouverts », assure-t-il. Selon lui, devenir pompier bénévole est la forme de bénévolat la plus intéressante et la plus gratifiante qui soit.

Ce n’est pas pour être un héros ou pour la gloire… c’est pour aider les gens dans ta paroisse.

Jean-Guy Chartier, chef des pompiers de Letellier

Manitoba

Justice et faits divers