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Mort d'Abdirahman Abdi : un policier d'Ottawa accusé d'homicide involontaire

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Le policier Daniel Montsion lors de son intervention policière impliquant Abdirahman Abdi.

Daniel Montsion fait face à la justice à la suite de la mort d'Abdirahman Abdi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un agent du Service de police d'Ottawa (SPO) fait face à trois accusations de nature criminelle en lien avec la mort d'Abdirahman Abdi, survenue l'été dernier. L'Unité des enquêtes spéciales (UES) de l'Ontario accuse l'agent Daniel Montsion d'homicide involontaire, d'agression armée et de voies de fait graves.

Le policier de 36 ans a été remis en liberté et devra comparaître au palais de justice d'Ottawa le 29 mars prochain. Depuis les événements, il était affecté à du travail de bureau et il est maintenant suspendu avec salaire.

L'UES n'a pas dévoilé les raisons qui l'ont poussé à déposer des accusations. Dans un communiqué, elle mentionne qu'elle ne commentera pas davantage l'affaire publiquement.

« L’affaire est maintenant devant les tribunaux. Pour assurer la tenue d’un procès juste et équitable dans l’intérêt de l’accusé, l’UES ne fera aucun autre commentaire », peut-on y lire.

Abdirahman Abdi, un Canadien d'origine somalienne de 37 ans, a perdu tous signes vitaux lors d'un affrontement avec deux agents du SPO, le 24 juillet 2016. Il est mort des suites de ses blessures le lendemain. Selon des proches, l'homme souffrait de problèmes de santé mentale.

La police d'Ottawa ébranlée

Le président de l'Association des policiers d'Ottawa, Matt Skof, souligne que le second policier qui faisait l'objet d'une enquête relativement à cette affaire, Dave Weir, ne sera pas accusé.

Dans une déclaration écrite envoyée en milieu d'après-midi lundi, le chef de la police d'Ottawa a affirmé que la mort de M. Abdi a ébranlé autant sa famille et la population que le corps policier. Charles Bordeleau a écrit que l'agent Montsion, « comme tout membre de la collectivité faisant l'objet d'une enquête ou d'un processus semblable, mérite d'être traité équitablement ».

En entrevue à Radio-Canada en fin de journée, le chef Bordeleau a affirmé que la dernière fois qu'un policier ottavien a fait face à des accusations si graves remonte au début des années 90.

Nous poursuivons notre travail avec la collectivité afin de rendre plus assurées [sic] nos relations de confiance et de respect.

Déclaration écrite de Charles Bordeleau, chef du Service de police d'Ottawa

L'UES se penchait sur les circonstances de la mort de M. Abdi depuis plusieurs mois. En vertu de la Loi sur les services policiers de l'Ontario, cet organisme indépendant a pour mandat d'enquêter « sur des rapports d’incidents impliquant des policiers et qui ont causé la mort ou une blessure grave, ou qui comportent des allégations d’agression sexuelle ».

Une intervention policière controversée

Abdirahman AbdiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Abdirahman Abdi, 37 ans, est mort en juillet dernier.

Photo : Courtoisie de la famille

La fin tragique d'Abdirahman Abdi avait suscité de vives réactions, notamment dans la communauté somalienne.

De nombreuses voix s'étaient élevées pour dénoncer la force employée lors de son arrestation. Plusieurs témoins avaient qualifié l'intervention policière de « musclée ».

Des manifestations coordonnées par le mouvement Black Lives Matter avaient été organisées dans plusieurs villes du pays, dont Toronto, Ottawa, Edmonton et Winnipeg.

Avec les informations de la journaliste Mireille Langlois

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