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Demande de recours collectif contre le producteur de marijuana médicinale Organigram

Des contenants de cannabis
De la marijuana médicinale produite par l'entreprise Organigram à Moncton au Nouveau-Brunswick Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La firme d'avocats Wagners d'Halifax, en Nouvelle-Écosse, a déposé une demande de recours collectif contre le producteur de marijuana médicinale Organigram, établi à Moncton, au Nouveau-Brunswick.

Un texte d’Olivier LefebvreTwitterCourriel  

La demande de recours collectif déposée en Cour suprême de la Nouvelle-Écosse demande que les clients soient remboursés pour l'achat de produits rappelés par la compagnie l'an dernier. Organigram avait plutôt choisi d'offrir un crédit à tous ses clients non assurés pour leurs achats ultérieurs.

L'avocat dans le dossier, Me Ray Wagner, indique qu'un recours collectif n'aurait pas été intenté si la compagnie avait remboursé ses clients. Cette décision est « totalement insatisfaisante pour nos clients », dit-il.

Les producteurs de marijuana médicinale ne peuvent pas se dégager de leurs responsabilités envers les clients. Ce sont des produits médicaux. Ils étaient vendus comme biologiques. Ils doivent aider les patients, pas leur nuire.

Me Ray Wagner, avocat

Le recours allègue qu'Organigram a fait preuve de négligence dans ses activités de production et de vente de marijuana médicinale.

Il avance également que la compagnie a brisé le contrat qui la liait avec ses clients en prétendant leur vendre un produit qu'elle décrivait comme biologique et sans pesticides non autorisés alors qu'il ne l'était pas.

De son côté, un porte-parole d'Organigram, Michael Tripp, a indiqué par courriel que la compagnie prend actuellement connaissance de la demande de recours collectif et qu'elle sera en mesure de publier des commentaires dans les 24 prochaines heures.

Des centaines de clients inquiets

La compagnie avait volontairement lancé un rappel de ses produits parce qu'ils contenaient de faibles quantités des produits chimiques suivants : myclobutanil, bifénazate et pyréthrine.

Puis, en janvier, presque tous les produits d’Organigram vendus en 2016 ont fait l’objet d’un autre rappel.

Organigram avait expliqué que, après avoir enquêté avec le concours de Santé Canada et d’experts indépendants, elle n’avait pas réussi à trouver la source de la contamination.

La représentante proposée dans le recours collectif est la résidente d'Halifax Dawn Rae Downton. Elle s'était plainte à Santé Canada pour des symptômes continus de nausées et de vomissements pendant qu'elle suivait un traitement de marijuana médicinale.

Dawn Rae DowntonDawn Rae Downton veut faire tester le reste de sa marijuana médicinale pour savoir ce qu'elle contient. Photo : Radio-Canada / Elizabeth Chiu

Santé Canada avait par la suite indiqué avoir reçu avant le 31 janvier un signalement d’effets indésirables provenant de clients d’Organigram.

Des centaines de clients auraient également communiqué avec le bureau d'avocats Wagners depuis que les produits ont été rappelés, indique le fondateur de la firme, Ray Wagner. Ils sont inquiets des conséquences des produits chimiques consommés sur leur santé.

Nouveau-Brunswick

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