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La pollution tue 1,7 million de jeunes enfants chaque année

Un enfant de Delhi, en Inde

Un enfant joue près d'un parc de Delhi, en Inde, pendant que la pollution atmosphérique a forcé la fermeture des écoles en novembre 2016.

Photo : Getty Images / Allison Joyce

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Deux rapports de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avancent que plus du quart des décès d'enfants de moins de cinq ans sur la planète est attribuable à la pollution de l'environnement.

La pollution de l’air, le tabagisme passif, l’insalubrité de l’eau, le manque de moyens d’assainissement et le manque d’hygiène entraînent la mort de 1,7 million d’enfants de moins de cinq ans annuellement dans le monde.

De ce nombre, 570 000 meurent d’infections respiratoires, comme des pneumonies, engendrées par la pollution de l’air ou causées par le tabagisme passif. Les maladies diarrhéiques, causées par un manque d’accès à l’eau potable, causent la mort de 361 000 autres enfants.

« Un environnement pollué est mortel, en particulier pour les jeunes enfants », a déploré la directrice générale de l'OMS, Margaret Chan, par voie de communiqué.

Les jeunes enfants sont particulièrement vulnérables à la pollution de l'air et de l'eau, car leurs organes et leur système immunitaire sont en cours de développement et leur organisme, notamment leurs voies respiratoires, sont de petite taille.

Une citation de : La directrice générale de l'OMS, Margaret Chan

Le réchauffement de la planète entraîne par ailleurs une hausse des niveaux de dioxyde de carbone ce qui provoque une augmentation de la production de pollen associée à une augmentation des taux d’asthme chez les enfants.

Les pays aux prises avec le taux de mortalité des moins de cinq ans le plus élevé (101 à 200 enfants morts pour 1000 naissances en vie),, selon des données de 2015, se trouvent tous en Afrique :

  • Angola
  • Mali
  • Nigeria
  • République centrafricaine
  • Sierra Leone
  • Somalie
  • Tchad

Les carences dans le recyclage des déchets électroniques et électriques – comme des téléphones cellulaires – constituent enfin de nouveaux dangers pour les enfants.

Ces déchets mal recyclés les exposent à des toxines qui peuvent entraîner une diminution des aptitudes cognitives, un déficit de l’attention, des lésions pulmonaires ou des cancers, selon l’OMS.

La production de ces déchets aura augmenté de 19 % entre 2014 et 2018, selon l’OMS, pour atteindre les 50 millions de tonnes.

L’OMS estime qu’une grande partie des maladies qui tuent des milliers d’enfants pourraient être prévenues par des interventions dont « on sait qu'elles réduisent les risques environnementaux, tels que l'accès à l'eau potable et l'utilisation de combustibles propres pour la préparation des repas ».

Avec les informations de Agence France-Presse

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