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France : Alain Juppé écarte toute participation à la présidentielle

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Alain Juppé (à gauche) et François Fillon (à droite)

Alain Juppé (à gauche) et François Fillon (à droite)

Photo : Reuters / Gonzalo Fuentes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ancien premier ministre français Alain Juppé écarte « une bonne fois pour toutes » la possibilité de remplacer le candidat de la droite François Fillon, empêtré dans un scandale lié à une histoire de présumés emplois fictifs dont auraient bénéficié des membres de sa famille.

« Je le confirme une bonne fois pour toutes, je ne serai pas candidat à la présidence de la République », a déclaré M. Juppé, 71 ans, candidat défait lors de la primaire de la droite en novembre dernier.

« Pour moi, il est trop tard », a-t-il ajouté d'un air grave, expliquant qu'il n'était « pas en mesure aujourd'hui de réaliser le nécessaire rassemblement autour d'un projet fédérateur ».

M. Juppé s'est montré particulièrement dur à l’endroit de M. Fillon, dont il a déploré « l’obstination ».

Le déclenchement d'investigations de la justice à son encontre et son système de défense fondé sur la dénonciation d'un prétendu complot et d'une volonté d'assassinat politique l'ont conduit dans une impasse.

Alain Juppé

De présumés emplois fictifs

M. Fillon s’accroche à la présidentielle française malgré son inculpation prochaine dans le « Penelope Gate », ce scandale impliquant de présumés emplois fictifs dont auraient profité sa femme, Penelope, de même que ses deux enfants.

« Quel gâchis », a poursuivi M. Juppé, qui est également maire de Bordeaux, rappelant que François Fillon avait amorcé la course à la présidentielle à titre de favori. Il avait « un boulevard devant lui », a-t-il ajouté.

Troisième dans les sondages, derrière Marine Le Pen et Emmanuel Macron, ex-ministre de François Hollande, François Fillon a peu de chance de passer au deuxième tour.

Ses appuis ont quitté le navire au cours de la semaine dernière. Son directeur de campagne et son directeur des communications, Patrick Stefanini et Thierry Solère, ont démissionné en même temps qu'une dizaine d'autres personnes de leur camp. Ces derniers pressaient M. Juppé de remplacer M. Fillon rapidement afin de présenter une candidature crédible pour les électeurs de droite.

François Fillon est déterminé à s'en remettre au jugement des électeurs. Il a d'ailleurs tenu un rassemblement, qui a réuni des dizaines de milliers de personnes à Paris, dans le but de relancer sa campagne qui bat de l’aile depuis l’annonce de sa mise en examen prévue pour le 15 mars prochain.

La médiation de Sarkozy

L’autre candidat défait lors de la primaire de la droite, l’ancien président Nicolas Sarkozy, propose à MM. Fillon et Juppé de tenir une réunion afin de « trouver une voie de sortie digne et crédible » à la crise ouverte qui déchire leur coalition.

« Face à la gravité de la situation que connaissent la droite et le centre, chacun a le devoir de tout faire pour préserver l'unité qui est la condition de l'alternance », a écrit l'ancien président dans un communiqué publié sur son compte Twitter.

« Notre désunion fera le lit de l'extrême droite, ajoute-t-il. C'est dans cet esprit que je propose à François Fillon et à Alain Juppé de nous réunir pour trouver une voie de sortie digne et crédible à une situation qui ne peut plus durer et qui crée un trouble profond chez les Français. »

Des proches de Sarkozy vont même plus loin et demandent à Fillon « de prendre ses responsabilités et de se choisir lui-même un successeur », rapporte l’AFP.

« Sarkozy a également exclu très clairement d'être candidat lui-même », a précisé l'une des sources qui s'est confiée à l’AFP.

L’élection présidentielle française est de type uninominale à deux tours. C’est-à-dire que les deux candidats qui arriveront en tête du premier tour de scrutin, qui se déroulera le 23 avril prochain, s’affronteront dans un deuxième tour qui se tiendra le 7 mai 2017.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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