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Un regroupement syndical choqué que l’enquête sur la mort d'Olivier Bruneau piétine

Le drame s'est produit le 23 mars dernier, sur un chantier à l'angle des rues Preston et Carling

Le drame s'est produit le 23 mars dernier, sur un chantier à l'angle des rues Preston et Carling

Photo : Service paramédics Ottawa

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le plus grand regroupement syndical de la capitale nationale demande que le Service de police d'Ottawa (SPO) contraigne des témoins à dévoiler ce qu'ils savent des circonstances de la mort d'Olivier Bruneau, qui est survenue sur un chantier de construction il y a près d'un an.

Cette requête fait suite à un reportage de CBC qui rapportait que l’enquête criminelle avait piétiné en raison de témoins récalcitrants.

« Nous sommes choqués et frustrés », a indiqué en anglais Sean McKenney, président du Conseil du travail d'Ottawa et du district, qui représente plus de 50 000 travailleurs et 90 unités syndicales dans la capitale.

M. McKenny croit que la police devrait mener cette enquête de la même façon dont elle mènerait une enquête pour meurtre.

Olivier Bruneau est mort le 23 mars 2016 sur le chantier de construction du promoteur immobilier Claridge Homes, situé au 505, rue Preston, à Ottawa. Un morceau de glace s'était détaché d'une paroi de l'excavation de neuf étages de profondeur où l’homme de 25 ans travaillait.

Olivier Bruneau tient son chien sur son épaule. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Olivier Bruneau est mort sur un chantier à Ottawa, le 23 mars 2016.

Photo : Facebook

Selon la police, environ 30 travailleurs étaient présents sur le site lors de l’accident. Certains étaient des employés de Claridge, alors que d’autres travaillaient pour le sous-traitant Bellai Frères Construction. Des sources policières ont indiqué à CBC qu’aucun employé de Claridge n’a été interrogé jusqu’à présent.

« Attendre qu’un témoin vienne de lui-même, c’est absurde. »

— Une citation de  Sean McKenney, Conseil du travail d'Ottawa et du district

« Ils savent qui sont ces employés et témoins. Les policiers devraient les interpeler directement afin qu’ils viennent leur parler », a jugé M. McKenney.

« Je crois que des individus ne disent pas ce qu’ils veulent dire ou ne disent pas ce qu’ils savent par peur de perdre leur travail », a avancé le président syndical. « Ils ont peur que ça touche aussi leur famille. »

Difficile de forcer des témoins

Malheureusement pour M. McKenney, la police ne peut pas interroger une personne de force, à moins de l’arrêter.

« Il n’y a pas de loi qui contraigne une personne à coopérer avec la police », a souligné l’avocat en droit criminel Leo Russomanno.

La seule chose qui puisse forcer une personne à parler dans le cadre d’une enquête est d'être citée à comparaître en cour, à la demande d’un juge. Encore là, cela ne peut se faire que si la personne est réputée être en possession de preuves pertinentes.

Encore des problèmes de sécurité

Même si le chantier de Claridge est davantage surveillé par le ministère du Travail de l’Ontario depuis l’accident, il y a encore des travailleurs qui ne s’y sentent pas en sécurité, selon M. McKenney, qui dit avoir parlé à certains d’entre eux.

Un avocat de Claridge a refusé la demande d’entrevue de CBC et Bellai Frères Construction n’y a pas répondu.

Rappelons que le ministère du Travail a déposé des accusations contre les deux entreprises et contre deux superviseurs, jeudi.

M. McKenney croit toutefois que des accusations criminelles seraient plus efficaces pour protéger la sécurité des travailleurs.

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