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Desjardins : plus de ristournes pour les assurés et les investisseurs?

Entrevue avec Guy Cormier, pdg de Desjardins

Desjardins pourrait bientôt verser des ristournes à ses clients qui achètent des produits d'assurance ou qui font appel aux services de placement de l'institution pour investir. Dans une entrevue à RDI économie, le PDG Guy Cormier affirme que cette option sera étudiée l'été prochain, alors qu'une réflexion est engagée sur l'avenir des ristournes.

Un texte de Gérald Fillion

« Actuellement, dit-il, notre ristourne [est] versée pour les gens qui détiennent des hypothèques, des gens qui détiennent de l’épargne. Parfois, quand les gens détiennent des produits d’assurance, des valeurs mobilières, il n’y a pas de ristourne sur ces produits-là. Alors, moi, ce que je souhaite, c’est que notre réflexion nous amène à reconnaître encore plus la détention des produits que les membres ont avec Desjardins. »

Cette nouvelle orientation a pour but de rétribuer davantage les produits financiers moins classiques ou plus récents chez Desjardins.

Plus vous contribuez à votre coopérative, plus vous faites affaire avec Desjardins, meilleure sera la ristourne. Et moi, je suis très ouvert à la faire progresser au cours des prochaines années en lien avec l’évolution de nos résultats.

Guy Cormier, PDG de Desjardins

« Moi, personnellement, je ne souhaite pas que ça baisse, ajoute Guy Cormier. [...] Dans une coopérative comme Desjardins, on réalise rapidement que la caisse appartient aux membres. Ces gens-là, comme délégués de caisses, peuvent exprimer leur point de vue sur les orientations. Donc, dans les prochains mois, on va consulter nos membres, les gens de nos milieux, pour voir, eux, comment ils veulent voir évoluer la ristourne. »

Moins de points de service et de guichets?

Par ailleurs, Desjardins poursuit sa transformation vers les technologies, notamment les paiements électroniques et les robots-conseillers, qui sont actuellement testés dans l’ouest du pays.

« Ce qu’on constate chez Desjardins, dit Guy Cormier, c’est que 8 à 9 transactions sur 10 sont faites à l’extérieur de nos points de service physiques. Mais, en même temps que je vous dis ça, nous sommes l’institution financière au Québec avec plus de 1000 points de service, qui est la plus présente, avec plus de 2000 guichets automatiques, qui est la plus présente. »

Est-ce que la baisse du nombre de caisses, points de service et guichets va se poursuivre? « Ça va se poursuivre, répond-il, en fonction de la consommation que les membres font de leur caisse. Moi, mon rôle, un de mes grands défis, c’est de respecter, de reconnaître notre passé et de reconnaître les gens, les membres qui ont amené le Desjardins que nous avons aujourd’hui, mais en même temps, de construire le Desjardins des 30, 40, 50 prochaines années, notamment faire évoluer nos réseaux de distribution. »

« Desjardins n'est pas une banque »

Il reconnaît que Desjardins a changé à la suite de la crise financière en raison des exigences imposées aux institutions financières en matière de capital. « Est-ce que, peut-être, à certains moments, on a peut-être perdu… on s’est peut-être éloigné de cette proximité-là avec nos membres? Moi, ce que je souhaite, fort de la situation financière du Mouvement Desjardins qui est excellente, c’est de se rapprocher encore plus [de nos membres] et d’être encore meilleur dans notre service. »

Il ajoute : « Je suis profondément convaincu que Desjardins n’est pas une banque. Est-ce que Desjardins évolue? Je pense que oui. Mais, quand je regarde le service que l’on offre, quand je regarde la présence sur le territoire au Québec, quand plus de 30 % de nos points de service sont dans des villages de moins de 2000 de population, quand on prend des décisions chez Desjardins de déconcentrer, de laisser des emplois en région [...], il se peut qu’une banque aurait décidé de centraliser ça à un endroit pour faire plus d’argent. Nous, on a pris la décision de créer des emplois en région. Quand on lance un fonds de développement de 100 millions [de dollars], ce qu’on fait, c’est qu’on retourne [de l’argent] à la communauté. »

L’assemblée annuelle de Desjardins se tiendra le 25 mars à Québec.

Économie