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Place aux réalisatrices autochtones

Tournage réalisée par une femme autochtone grâce au Wapikoni.
Tournage réalisée par une femme autochtone grâce au Wapikoni. Photo: Wapikoni mobile

Le Wapikoni mobile donnera accès, sur ses réseaux sociaux, à un court métrage par jour du 5 au 11 mars. L'organisme désire faire entendre les voix des réalisatrices autochtones, qui sont extrêmement minoritaires.

Un texte de Claudine Pelletier Paquin

« Cette année, on a choisi de mettre de l’avant les femmes autochtones, pour contrebalancer ce qui fait la nouvelle dans les médias les concernant », indique Virginie Michel, responsable des communications au Wapikoni mobile.

Sept courts métrages surprises seront donc offerts sur la page Facebook de l’organisme (Nouvelle fenêtre).« Nous dévoilerons un film par jour, à midi, affirme Mme Michel, dont certaines primeurs et exclusivités. » Quelques-uns de ces films pourront être vus pendant seulement 24 heures.

Peu de réalisatrices

Un rapport émis par l’organisme Réalisatrices équitables a inspiré le Wapikoni mobile à souligner le travail de ses réalisatrices. Ce rapport démontrait la sous-représentation des femmes au cinéma et le rare financement leur étant attribué.

Pour Virginie Michel, la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars est le moment idéal pour faire entendre les voix des femmes, notamment celles des cinéastes autochtones.

Elles ont un discours qui vient apporter un nouveau regard sur la situation des femmes autochtones. Ce sont des femmes qui ont une voix forte et engagée et l'on avait envie de les faire entendre au public.

Virginie Michel, Wapikoni mobile

Les femmes autochtones qui réalisent

« Les femmes autochtones subissent de la discrimination et sont marginalisées », rappelle Widia Larivière, l'une des réalisatrices qui verra son film, coproduit avec Mélanie Lumsden, dévoilé au cours de cette semaine spéciale du Wapikoni. « Le cinéma est un moyen pour elles de se réapproprier leur image, qui a été sabotée par des clichés et des stéréotypes dans le cinéma grand public. [C'est un moyen de] rendre davantage compte de leur humanité, de leur complexité et de leur diversité », ajoute-t-elle.

« Il est primordial qu'il y ait plus de femmes et de diversité en général dans le milieu du cinéma. Ça viendrait notamment enrichir le contenu, les approches et les points de vue amenés selon leurs expériences spécifiques et, par défaut, contribuer à des changements dans les mentalités sexistes encore trop présentes aujourd'hui », soutient Widia Larivière.

Mélanie Lumsden et Widia Larivière, deux réalisatrices autochtones qui verront leur film présenté au cours de la semaine consacrée aux réalisatrices du Wapikoni.Mélanie Lumsden et Widia Larivière, deux réalisatrices autochtones qui verront leur film présenté au cours de la semaine consacrée aux réalisatrices du Wapikoni. Photo : Nessa Ghassemi-Bakhtiari

Toutefois, la réalisatrice dit que son expérience vécue au sein du Wapikoni était différente.

Le Wapikoni mobile est un organisme à but non lucratif qui se déplace dans les communautés au Québec et ailleurs dans le monde pour offrir de la formation en création audiovisuelle consacrée aux Premières Nations.

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