•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un roman écrit par et pour des immigrantes pour lutter contre la violence et le harcèlement sexuel

L'objectif du roman : sensibiliser les immigrantes et réfugiées à la violence et au harcèlement à caractère sexuel.

L'objectif du roman : sensibiliser les immigrantes et réfugiées à la violence et au harcèlement à caractère sexuel.

Photo : Coco Guzman

Radio-Canada

À l'approche de la Journée internationale des femmes, deux organismes d'aide aux immigrants et aux réfugiés lancent Récits d'immigrantes résilientes, un roman graphique écrit en collaboration par 40 femmes immigrantes de trois villes ontariennes.

Un texte de Sarah-Émilie Bouchard

Certaines viennent de France, d’autres d’Algérie. Elles habitent maintenant à Toronto, Windsor et Ottawa et ont toutes un bagage culturel bien à elles.

Au cours des derniers mois, elles se sont rencontrées lors d’ateliers pour raconter, à leur façon, une réalité que vivent plusieurs femmes immigrantes en Ontario  : harcèlement au travail, viol conjugal, racisme, etc.

Plusieurs femmes immigrantes ne connaissent pas leurs droits. Pour les francophones, il y a en plus la barrière de la langue.

Mouna Barkat, Torontoise originaire d’Algérie, avocate de formation et participante au projet

Mouna Barkat explique pourquoi elle a participé au projet

Le livre compte au total quatre histoires, dont l’une porte sur le harcèlement au travail. C’est cette dernière qui a notamment été écrite par un groupe de six francophones dont fait partie la comédienne et chanteuse Nathalie Nadon.

Je suis la seule non immigrante! Les deux organismes voulaient qu’il y ait une personne de la communauté franco-ontarienne pour créer des liens.

Nathalie Nadon, comédienne et chanteuse, Les Chiclettes
L'un des quatre objectifs du roman vise à améliorer les connaissances sur le consentement.

L'un des quatre objectifs du roman vise à améliorer les connaissances sur le consentement.

Photo : Coco Gozman

Disponible présentement en français et en anglais, le roman sera traduit, au cours des prochains mois, dans plus de dix langues, dont le chinois, l’arabe, le punjabi et l’espagnol.

Il sera ensuite distribué dans différents organismes d’aide aux nouveaux arrivants et aux réfugiés dans la province. C’est une initiative absolument nécessaire, croit Fayza Abdallaoui, présidente du Mouvement ontarien des femmes immigrantes francophones (MOFIF).

Ce n’est pas juste un outil de plus. C’est un nouvel outil, adapté au contexte, aux problèmes des femmes immigrantes.

Fayza Abdallaoui, présidente du Mouvement ontarien des femmes immigrantes francophones (MOFIF)
Le roman vise quatre objectifs dont celui de lutter contre la culpabilisation de la victime.

Le roman vise quatre objectifs dont celui de lutter contre la culpabilisation de la victime.

Photo : Coco Guzman

Avec ces histoires, le Conseil ontarien des organismes de service aux immigrants (OCASI) ainsi que le Mouvement ontarien des femmes immigrantes francophones (MOFIF) espèrent ainsi atteindre quatre objectifs bien précis :

  • Lutter contre la culpabilisation de la victime
  • Améliorer les connaissances sur le consentement
  • Souligner l’importance de soutenir les survivantes
  • Réagir au harcèlement sexuel au travail
L’initiative a été financée par le gouvernement ontarien, dans le cadre de sa campagne de sensibilisation du Plan d’action pour mettre fin à la violence et au harcèlement sexuel.

L’initiative a été financée par le gouvernement ontarien, dans le cadre de sa campagne de sensibilisation du Plan d’action pour mettre fin à la violence et au harcèlement sexuel.

Photo : Coco Guzman

L’artiste torontoise Coco Guzman a non seulement illustré le roman, mais elle a aussi animé les ateliers de discussion qui ont mené à son écriture.

Le roman doit être lancé dans 10 autres villes ontariennes au cours des deux prochains mois.

Toronto

Nouveaux arrivants