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Un premier recueil de poésie pour Aimée Lévesque

Aimée Lévesque
Aimée Lévesque vient de publier son premier recueil de poésie aux éditions La Peuplade. Photo: La Peuplade

Une jeune poète d'origine rimouskoise, Aimée Lévesque, vient de publier son premier recueil de poésie. Les moments précieux passés dans la maison de sa grand-mère, à Rimouski-Est, sont au cœur de Tu me places les yeux, publié aux éditions La Peuplade.

Une chronique de Julie Tremblay

« Rimouski-Est marque/ le centre des éventails », écrit la poète dans Tu me places les yeux.

Couverture du recueil d'Aimée Lévesque« Tu me places les yeux » a été publié aux éditions La Peuplade. Photo : La Peuplade

Elle y parle de son enfance dans la maison de ses ancêtres, qui, pour la petite fille qu'elle était, représentait « le centre de tout le reste », le point d’ancrage à partir d’où elle a découvert le monde.

Tout au long du recueil, les poèmes oscillent entre les souvenirs de petite fille et la jeune femme qui voit maintenant sa grand-mère en fin de vie, dans des hôpitaux où « arrive le monde/dans un élan de poussière », entre les « arrivages de matantes » et les « couches propres qui font rire ».

Cette relation entre la petite fille et la grand-mère, c'est un peu aussi celle de l'auteure avec la poésie : elle nous invite à être attentifs au monde, à ressentir les choses sans nécessairement les nommer.

Ma grand-mère m’a permis de découvrir des choses sans nécessairement me les présenter (…) en rendant ces choses-là disponibles autour de moi.

Aimée Lévesque

Dans Tu me places les yeux, on redécouvre une langue pas si lointaine, faite de flounes, de pigrassages et de friforall, et aussi quelques références aux émissions du défunt Canal famille. On y voyage dans le Rimouski des années 90 où, pour plusieurs, certains mets comportaient encore leur part d'exotisme :

soir de egg rolls et de spare ribs
les biscuits
annoncent le voyage

- Extrait de Tu me places les yeux, d'Aimée Lévesque

Le premier recueil d'Aimée Lévesque rend hommage à toutes les grands-mères et à leurs enfants, qui, « usés l'un après l'autre/ [au] fond de culotte des âges », « appren[nent] à se péter la gueule » et deviennent, inévitablement, des « grands ».

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