•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un exercice entre générations pour déconstruire les stigmas associés à la vieillesse

Créer des ponts entre les générations

Des élèves de 4e et 5e année de l'école Rose-des-vents de Vancouver multiplient les visites au centre pour personnes âgées Oakridge à la demande des aînés. Ceux-ci souhaitent la contribution des enfants pour écrire un livre sur le passé, le présent et l'avenir de leur communauté.

Un texte de Geneviève Milord

« Le chapitre sur l'avenir était impossible à réaliser sans la vision de la jeune génération », raconte l'enseignante Adèle Anctil, responsable de l'activité issue d'un cours de justice sociale.

Les élèves ont participé mercredi à différentes activités offertes aux personnes âgées pour se familiariser avec les services disponibles et les besoins de cette génération. Adèle Anctil explique que les enfants avaient une vision particulièrement sombre de la vieillesse au début de projet.

Je leur ai montré des images d'une variété de personnes âgées et leur ai demandé de partager en un mot leur sentiment. La plupart des mots étaient négatifs comme âgé, fatigué, seul.

Adèle Anctil, enseignante responsable de l'activité
Photo : Radio-Canada/Geneviève Milord


Elle a refait le même exercice plus tard, après les rencontres, et les adjectifs associés au troisième âge avaient changé : « joyeux, actif, intéressé », relate-t-elle.

J'ai appris que même si t'es vieux tu peux avoir du fun!

Marie, élève de 5e année

L'enseignante croit que ce type d'activité intergénérationnel permet de réduire certains stéréotypes négatifs reliés à l'âge. « Cela a donné le goût aux élèves de s'impliquer dans leur communauté, de découvrir les besoins des personnes âgées et de voir comment ils peuvent leur venir en aide. »

Une aînée participe à un jeu de ballon en compagnie de jeunes d'une école primaire.Une aînée participe à un jeu de ballon en compagnie de jeunes d'une école primaire. Photo : Radio-Canada/Geneviève Milord

Ça crée des citoyens responsables et empathiques.

Adèle Anctil, enseignante responsable de l'activité

La vingtaine d'élèves ont aussi participé à un atelier d'aérobique et ont pu constater que même ceux qui ont, pour certains, dix fois leur âge peuvent avoir beaucoup d'énergie.

Ce n’est pas excuse d'être vieux ou vieille. Tu dois quand même bouger pour rester en santé et avoir une bonne vie.

Shannon, élève de 5e année
Photo : Radio-Canada/Geneviève Milord


Ces moments de complicité ont inspiré les écrits des jeunes qui ont façonné leur histoire, leurs aspirations et ce qu'ils souhaitent voir au programme quand ils seront eux-mêmes au centre pour personnes âgées dans très, très, très longtemps.

C'est comme un calendrier. Le lundi on fait de la danse, le mardi on fait des cours de sciences, le mercredi des cours d'art, le jeudi on fait un film et le vendredi du fun.

Félix-Anne, 5e année
Photo : Radio-Canada/Geneviève Milord



Quand moi je serai un "senior" dans une maison de "seniors", je veux qu'il y ait des activités de méditation, car pour moi la méditation et le yoga ça me calme quand je suis fâchée et c'est bon pour la santé mentale.

Philippe, élève de 5e année



Colombie-Britannique et Yukon

Société