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Difficile d'obtenir des informations en matière d'aide médicale à mourir en N.-É.

La loi fédérale sur l'aide médicale à mourir est entrée en vigueur en juin 2016.

La loi fédérale sur l'aide médicale à mourir est entrée en vigueur en juin 2016.

Photo : ISTOCK

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le bureau régional d'un organisme national pour le meilleur accès à l'aide médicale à mourir dénonce les difficultés auxquelles elle fait face en Nouvelle-Écosse en essayant d'obtenir de l'information de la part de l'autorité sanitaire de la province.

L'organisme Dying with Dignity Canada tente de compiler des informations afin de créer une carte publique qui répertorie les institutions au pays qui offrent l'intervention médicale.

L'aide médicale à mourir a été légalisée en juin dernier au Canada.

La coordinatrice de l'organisme pour la Nouvelle-Écosse, Sheilia Sperry, et des bénévoles veulent ainsi faciliter l'accès à l'information pour les Canadiens qui veulent en profiter.

Sheilia Sperry dit avoir d'abord été rassurée en constatant la présence d'information et de formulaires de demande pour l'aide médicale à mourir sur le site web de l'autorité sanitaire de la Nouvelle-Écosse.

« J'ai pensé que la Nouvelle-Écosse allait être très ouverte à ce sujet, mais j'ai commencé à faire des appels et ce n'était pas le cas », se souvient-elle.

« De véritables culs-de-sac »

La coordonnatrice et ses bénévoles ont appelé les hôpitaux et les centres de soins longue durée un par un sans obtenir beaucoup de réponses.

Ils se sont ensuite tournés vers l'autorité sanitaire de la Nouvelle-Écosse, mais en vain. Un des bénévoles se serait fait dire que les politiques de certains hôpitaux ne seraient peut-être même jamais rendues publiques, rapporte Sheilia Sperry.

Nous nous sommes butés à de véritables culs-de-sac.

Sheilia Sperry, porte-parole de l'organisme Dying with Dignity Canada

Une carte préliminaire publiée sur le site web de l'organisme indique plusieurs institutions et leurs politiques sur l'aide médicale à mourir. La carte ne compte aucune institution de la Nouvelle-Écosse ni d'autres provinces de l'Atlantique. En comparaison, des douzaines d'institutions sont marquées en Ontario.

L'organisme Dying with Dignity Canada tente de répertorier les instituions où l'on offre l'aide médicale à mourir au pays.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'organisme Dying with Dignity Canada tente de répertorier les instituions où l'on offre l'aide médicale à mourir au pays.

Photo : Dying with Dignity Canada

Peu de statistiques disponibles

L'autorité sanitaire de la Nouvelle-Écosse mentionne avoir une politique centralisée pour les patients et les docteurs qui ont des questions.

« Le plus important est de fournir le service aux patients dans l'environnement le plus approprié à leurs besoins », a écrit par courriel la porte-parole de l'autorité sanitaire, Kristen Lipscombe.

Plusieurs des demandes pour l'aide médicale à mourir en Nouvelle-Écosse sont faites pour que le processus se déroule à la résidence du patient, plutôt qu'à l'hôpital, indique-t-elle.

Ni l'Institut canadien d'information sur la santé, ni Statistique Canada, n'ont de données disponibles à propos de l'intervention.

Plus facile dans le reste du Canada

Un porte-parole de l'organisme Dying with Dignity Canada, Cory Ruf, dit qu'il a été plus difficile d'obtenir des réponses de la part des autorités de la Nouvelle-Écosse que celles des autres provinces canadiennes.

Il n'est pas la norme pour les hôpitaux de publier en ligne leurs politiques en la matière, selon l'avocate de Toronto spécialisée en santé, Lisa Feldstein.

Ils ont des douzaines et des douzaines de politiques. Même si elles doivent être publiques, il faut souvent faire une demande pour y accéder.

Lisa Feldstein, avocate spécialisée en santé

Le manque d'information empêche l'organisme Dying with Dignity Canada de compléter sa carte. Ça rend aussi la tâche difficile pour les Canadiens qui veulent planifier leur fin de vie, dit sa porte-parole Sheilia Sperry.

« Ce genre d'information devrait être accessible facilement pour les gens qui vivent des moments difficiles émotionnellement », croit-elle.

Avec les informations de CBC

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