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Des organismes réclament des francophones à la tête de la future université en langue française de l'Ontario

Des formulaires d'inscription à l'université franco-ontarienne sont distribués aux participants

Des formulaires d'inscription pour la future université franco-ontarienne

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Trois associations se sont réunies mercredi matin pour demander au gouvernement ontarien de s'assurer que des francophones dirigeront la future université francophone de l'Ontario.

L'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) et la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) ne veulent pas d'une trop grande influence bilingue, mais plutôt majoritairement francophone.

Ces trois associations ont reçu l'appui de l'Association des conseils scolaires des écoles publiques de l'Ontario (ACÉPO), de l'Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques de l'Ontario (AFCSC) et de Diane Dubois, ancienne vice-présidente du Collège Boréal.

«  »

— Une citation de  Jean Lemay, président de l'AFCSC

En septembre dernier, Dyane Adam, ex-commissaire aux langues officielles du Canada, a été nommée à la présidence du conseil chargé de se pencher sur l'éventuelle création d'une université de langue française en Ontario. Le gouvernement de l'Ontario a aussi mandaté une tierce partie indépendante pour mener une étude sur l'intérêt des étudiants et sur la demande du marché pour une université de langue française.

Les éventuels programmes pour cette nouvelle université pourraient inquiéter les universités bilingues existantes. Mais les associations se veulent rassurantes.

« Ne pensez pas que la nouvelle université va déshabiller l’Université d’Ottawa et l’Université Laurentienne pour s’accaparer des programmes, c’est exactement ça que l’on ne veut pas qui arrive », a souligné Jean Lemay, président de l'AFCSC.

« Contrer l'assimilation des jeunes francophones »

Bon nombre d'étudiants francophones doivent encore être scolarisés dans des universités anglophones, ce que déplore le président de l'ACÉPO, Denis Chartrand.

« Nous estimons que le réseau francophone perd environ 7000 étudiants par année vers les conseils scolaires. En prenant en considération ce fait ainsi que les changements démographiques dans la province, la création d'une université de langue française est nécessaire pour contrer l'assimilation de notre jeunesse francophone », a déclaré M. Chartrand dans un communiqué.

Koubra Haggar, représentante du sud de l'Ontario pour la FESFO, se dit optimiste concernant l'arrivée d'une nouvelle université et souhaite y faire ses études.

« Je veux vraiment aller dans une université francophone, je pense que c’est important d'y aller », a-t-elle expliqué. Elle souhaite ainsi pouvoir continuer à parler français.

Avec les informations du journaliste Michel-Denis Potvin

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