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Lever le voile sur la communication dans le secteur du sexe

Des jambes de femme sur un trottoir

Les chercheurs de UBC tentent de définir la manière dont les travailleurs du sexe et leurs clients utilisent les nouvelles technologies pour communiquer.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) lancent une étude nationale pour déterminer comment les travailleurs du sexe et leurs clients communiquent entre eux. Ils cherchent plus particulièrement à définir la manière dont ils utilisent les nouvelles technologies pour nouer des relations et négocier les services.

Le projet intitulé Street-To-Screen (Nouvelle fenêtre) (De la rue à l’écran) est le premier du genre au Canada. L’objectif de l’étude vise à combler le déficit d’informations dans le secteur du sexe, explique Vicky Bungay, chercheuse principale de l’étude et titulaire de la chaire de recherche du Canada en matière de genre, d’équité et d’engagement communautaire à UBC.

« Nous savons qu’une bonne communication est essentielle pour garantir la santé et la sécurité des personnes impliquées dans la vente et l’achat de sexe, mais nous ne savons pas comment les acteurs de ces échanges jouent avec les restrictions juridiques qui les limitent », explique Vicky Bungay.

L’étude ambitionne aussi d’explorer l’impact des lois canadiennes en vigueur, lesquelles criminalisent tout un pan d’activités relatives aux services du sexe, ce qui comprend également les modes de communication.

La loi C-36 encadrant la prostitution, et qui a été adoptée en 2014, criminalise l’achat de services sexuels, ainsi que la publicité et d’autres formes de communication en lien avec leurs ventes. Or « le revenu tiré du travail du sexe est légal au Canada », indique Chris Atchison, co-chercheur de l’étude et chercheur associé du département de Capacity Research à UBC. « Ce sont les restrictions qui l’entourent qui en rendent la pratique dangereuse », ajoute-t-il.

En effet, et comme le rappelle Vicky Bungay, « comment établir le consentement et ce que l’on acceptera ou non de faire s’il est difficile de communiquer ? », insiste-t-elle.

Les personnes désireuses de contribuer au projet peuvent le faire en répondant à un sondage ou en participant à des entrevues au téléphone ou en personne.

« Il s’agit d’une occasion pour ces personnes de participer de manière sécuritaire et confidentielle au projet, avec pour possibles objectifs non seulement de changer les lois actuellement en vigueur, mais aussi les mentalités », conclut-il.

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