•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La pilule abortive n'est toujours pas disponible au Nouveau-Brunswick

Des boîtes de médicaments dans un entrepôt

Seulement 14 médecins au Nouveau-Brunswick se sont inscrits à la formation nécessaire pour prescrire le Mifegymiso

Photo : Celopharma

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'entreprise Celopharma, unique fournisseur au Canada du Mifegymiso, un médicament sur ordonnance qui provoque un arrêt de grossesse, affirme que le produit n'est toujours pas distribué au Nouveau-Brunswick.

Le ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick dit chercher des moyens pour que le produit soit accessible gratuitement à celles qui en auront besoin lorsqu’il sera disponible dans la province. Toutefois, il ne précise pas si le besoin sera déterminé par une ordonnance médicale ou par le revenu de la patiente.

Seulement 14 médecins dans la province se sont inscrits à la formation nécessaire pour prescrire ce médicament, confirme la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC). Il s’agit d’un programme de six heures offert en ligne.

Santé Canada a approuvé ce médicament en juillet 2015, mais seuls les médecins ayant obtenu la formation peuvent le prescrire. À l’échelle nationale, 469 médecins s’y sont inscrits.

La SOGC ne précise pas l’identité des médecins en question. Il n’existe aucun bottin public non plus à ce sujet.

Le Mifegymiso est autorisé au Canada jusqu’à la fin de la septième semaine de grossesse. Après un examen médical, les patientes peuvent prendre les comprimés à domicile. Le médicament contient deux ingrédients actifs (la mifépristone et le misoprostolis) qui provoquent une interruption de grossesse et l’expulsion du contenu de l’utérus.

Efficace pour le milieu rural, selon une médecin

La Dre Wendy Norman, de l’Université de la Colombie-Britannique, affirme que le Mifegymiso est un moyen de rendre l’avortement plus accessible. Le produit est conçu pour les médecins de famille en milieu rural qui n’ont jamais fait d’avortements. De plus, dit-elle, les patientes n’ont pas à se déplacer à un hôpital à l’extérieur de leur communauté.

Mme Norman ajoute que la formation offerte en ligne aux médecins est efficace, facilement accessible et confidentielle.

Le Mifegymiso a été inscrit en 2005 sur la liste des médicaments essentiels de l’Organisation mondiale de la santé, qui tient compte de l’efficacité des produits, de leurs coûts et de la sécurité des patients, entre autres critères.

Selon la SOGC, le médicament est approuvé dans 60 pays. Il est aussi connu sous le nom de RU-486.

Le Mifegymiso comprend toutefois certains risques pour la santé, explique Santé Canada. C’est pourquoi aucun pays n’autorise son usage sans ordonnance médicale. Selon le ministère, environ une patiente sur 20 doit subir quand même une intervention chirurgicale parce que l’avortement a échoué. Il y a eu un décès au Canada durant les essais cliniques de la mifépristone.

L’organisme Action Canada pour la santé et les droits sexuels travaille sur un répertoire des médecins formés pour prescrire le Mifegymiso, afin d’informer les femmes qui en ont besoin. Sandeep Prasad, le directeur général, affirme qu’il est absurde que personne ne sache de qui il s’agit. Selon lui, les femmes devraient disposer d’un moyen de savoir où elles peuvent obtenir une ordonnance de Mifegymiso.

Avec les informations de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !