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Des dizaines de villes bas-laurentiennes veulent mieux protéger leurs sources d'eau potable

Eau potable

Eau potable

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les villes de Rimouski et de Rivière-du-Loup vont se joindre à une vingtaine de municipalités de l'Est du Québec qui réclament une meilleure protection des sources d'eau potable lors d'éventuels projets d'exploration pétrolière et gazière sur leur territoire.

Un texte de Denis Leduc

À l'occasion de la prochaine assemblée, lundi, les membres du conseil municipal de Rimouski vont voter sur un projet de règlement qui interdira tout forage pétrolier ou gazier à moins de deux kilomètres d'un puits artésien.

L'interdiction s'étendra jusqu'à 6 kilomètres dans le cas d'un puits qui alimente l'aqueduc municipal et même à 10 kilomètres dans les cas d'eau de surface alimentant le réseau municipal d'eau potable.

L'eau potable, c'est la vie. Si on ne la protège pas, notre santé va être en péril. Alors, c'est normal de protéger l'eau potable.

Claire Dubé, conseillère municipale, district Saint-Robert, Rimouski

La réglementation provinciale est plus souple et limite l'interdiction de forage à 500 mètres d'une source d'eau potable.

Claire Dubé, conseillère municipale, district Saint-Robert, RimouskiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Claire Dubé, conseillère municipale, district Saint-Robert, Rimouski

Photo : Radio-Canada

Mouvement provincial

Un règlement identique à celui présenté à Rimouski a déjà été adopté par 90 municipalités québécoises et environ 200 autres prévoient de le faire au cours des prochaines semaines.

Il a été élaboré par un groupe préoccupé par cette question et connu sous le nom de Comité de pilotage de la démarche commune des municipalités en faveur d'une dérogation du Règlement (provincial) sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP).

Sonya Auclair, mairesse de Batiscan et porte-parole du Comité de pilotage de la démarche commune des municipalités en faveur d'une dérogation au Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP)Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sonya Auclair, mairesse de Batiscan et porte-parole du Comité de pilotage de la démarche commune des municipalités en faveur d'une dérogation au Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP)

Photo : Radio-Canada

Sa porte-parole, la mairesse de Batiscan, Sonya Auclair, dit que la démarche en cours à pour but de soumettre au gouvernement du Québec une liste imposante de municipalités qui veulent se soustraire à la réglementation provinciale pour appliquer, à la place, une réglementation municipale plus contraignante.

Je crois sincèrement que le gouvernement devrait écouter la population vu le grand nombre de gens qui se mobilisent actuellement

Sonya Auclair, mairesse de Batiscan en Mauricie

Madame Auclair reconnaît que la plupart des municipalités concernées sont des municipalités rurales, mais elle insiste pour dire que la question touche tout le monde. À preuve, elle dit avoir été contactée par des responsables de la Ville de Montréal et de l'agglomération de Longueuil pour déterminer la façon dont ces grandes villes pourraient appuyer la démarche en cours.

Liste des municipalités du Bas-Saint-Laurent qui ont adopté un règlement pour protéger l'eau potable

  • Saint-Médard
  • La Pocatière
  • Sainte-Anne-de-la-Pocatière
  • Saint-Germain
  • Saint-Onésime-d'Ixworth
  • Saint-Pacôme
  • Amqui
  • Lac-au-Saumon
  • Saint-Alexandre-des-Lacs
  • Saint-Tharcisius
  • Auclair
  • Lac-des-Aigles
  • Saint-Pierre-de-Lamy

Selon nos renseignements, une quarantaine de municipalités de la région prévoient emboîter le pas et adopter le règlement proposé. Du nombre, on compte notamment Rimouski, Rivière-du-Loup, Kamouraska, ainsi que les municipalités des MRC de Rimouski-Neigette et de la Matanie.

Être prévoyants

La conseillère qui a présenté la question au dernier conseil municipal de Rimouski, Claire Dubé, estime que l'absence de projet d'exploration pétrolière sur le territoire de la ville n'est pas une raison pour que les élus municipaux se croisent les bras. Elle rappelle que l'ensemble du territoire rimouskois fait déjà l'objet de permis d'exploration et qu'une administration municipale a le devoir d'être prudente et prévoyante.

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