•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Attendre la fin du monde, de Karine Côté-Andreetti

L'auteure Karine Côté-Andreetti

L'auteure Karine Côté-Andreetti

Photo : D.R.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Karine Côté-Andreetti vit à Montréal. Elle fait partie des 20 auteurs en lice pour le Prix de la nouvelle Radio-Canada 2017.

C'est parce que sa mère levait toujours ses punitions, émue à la lecture de ses poèmes d'excuses, que Karine a saisi très tôt le pouvoir des mots. Aujourd'hui âgée de 25 ans, elle écrit et fait de la conception pour la télévision et en publicité, en plus de communiquer ses réflexions sur diverses plateformes médiatiques. Bachelière en télévision et cinéma, ancienne étudiante aux cours du soir de l'École nationale de l'humour et candidate à la maîtrise en littérature et arts de l'écran, elle travaille actuellement sur deux projets personnels : un premier roman ainsi qu'une émission télévisée jeunesse.

Les premières lignes de sa nouvelle

« J’essaie de calculer le temps que ça prend, mourir.

Il fait frette comme si l’automne était déjà mort et comme si tout perdait ses feuilles une fois encore en dedans de mon corps et moi, j’essaie de calculer dans combien de temps je dois appeler l’ambulance pour te laisser le temps de partir lentement sans des mains qui t’obligent à te débattre.

Il y a quelque temps déjà que j’ai arrêté à contrecœur de m’entraîner pour être ces gros bras-là. J’ai encore l’âme raquée de la dernière fois où j’ai compris que si tu ne restes pas ancrée au sol, c’est sûrement et simplement parce que tu as les ailes d’un ange. Malgré ce qu’ils disent, ceux qui croient en ces histoires-là d’anges et de ciel, je ne pense pas que ça compte comme un forfait si t’as jeté les gants avant le temps. Tu n’as perdu aucune bataille, tu l’as gagné ton ciel. »

Ce qu’en pensent nos lecteurs

Tout, dans ce texte, depuis l’incipit, est magnifique. C’est une nouvelle très belle, mais aussi très triste, qui raconte la mort sans appuyer sur la tragédie [...] Un texte puissant. Pierre-Luc Landry, lecteur 2017

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !