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Le nombre d'agents de protection de la faune en diminution au Québec

Un véhicule d'agents de la faune

Un véhicule d'agents de la faune

Photo : Radio-Canada / Boualem Hadjouti

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le nombre d'agents de la faune au service du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a diminué de 52 en cinq ans. Ces chiffres proviennent de données officielles du gouvernement du Québec, obtenues par le journal Le Devoir. Alors qu'on comptait 426 agents en 2011, ils n'étaient plus que 374 en 2016.

Un texte de Boualem HadjoutiTwitterCourriel 

La situation touche particulièrement l'Abitibi-Témiscamingue, où les agents doivent couvrir un vaste territoire, explique le président du Syndicat des agents de protection de la faune du Québec, Pierre Gagné. « Le bureau de Val-d'Or - c'est d'ailleurs là où j'ai commencé, en 1988 -, on était dix agents permanents et maintenant, il reste quatre agents permanents et un saisonnier, et il y a même un des agents permanents de Val-d'Or qui est maître-chien qui est appelé à aller dans l'ouest du Québec, dans l'Outaouais, etc. Je parlerais de Rouyn-Noranda, c'est pareil : quatre permanents et un à temps partiel régulier qui est là. À Senneterre, deux permanents et deux saisonniers, donc en période hivernale, il y a deux agents qui travaillent à Senneterre », raconte M. Gagné.

Raymond Leclerc, président de l'Association provinciale des trappeurs de l'Abitibi-Témiscamingue, dénonce cette situation. Il craint que l'absence d'agents de la faune sur le territoire laisse le champ libre aux braconniers.

« Quand tu parles avec la majorité des trappeurs, ils disent : "Seigneur! Il y a des gens qui viennent sur nos terrains et il n'y a pas d'agent pour s'assurer que ça se passe de bonne façon." Il y en a de moins en moins, c'est difficile d'avoir le service maintenant, parce qu'il y a de moins en moins d'agents. Ça, nous autres, c'est sûr qu'on trouve que ce n'est pas une bonne chose », dit-il.

Luc Blanchette répond

Le ministre de la Forêt, de la Faune et des Parcs a réagi aux inquiétudes concernant la réduction du nombre d'agents de la faune dans la région au Québec et dans la région.

Pour sa part, Luc Blanchette rappelle qu'il y a eu plusieurs départs à la retraite et que le recrutement de nouveaux agents n'est pas facile. Il soutient que son département veut améliorer la formation des agents de la faune et minimiser le travail de bureau qu'ils doivent effectuer pour leur permettre d'être davantage sur le terrain.

Il faut bien former les agents, et on avait des goulots d'étranglement en matière de formation. Ce sont donc des irritants qu'on cherche à corriger. Cela étant dit, le travail [qu’on fait] avec les effectifs qu'on a, on en est très fiers.

Une citation de : Luc Blanchette

Le ministre Blanchette insiste d’ailleurs sur les impacts causés les départs massifs à la retraite.

« On n'a pas réussi à tout combler encore, mais il y a des postes qu'on va chercher à pourvoir même si parfois, ce sont des emplois à temps partiel, donc il y a des difficultés de rétention pour ce type de personnel-là », explique-t-il.

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